Trop sont déjà morts. Je suis Sam Goode.

2011. Chicago, IL. Depuis que la guerre a été officiellement déclarée à NYC, quelques jours plus tôt, la ville est aux mains des Mogadoriens. Il revient à présent à la Garde Humaine de la défendre.
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HUMAINS
L'être humain est complexe, paradoxal et imprévisible. Il se trouve souvent là où on ne l'attendait pas. Ses capacités restreintes n'en font pas un incapable car il value les émotions et les sentiments. Il aime acquérir les choses de ses propres mains et ressent toujours le besoin de prouver aux autres, ainsi qu'à lui-même ce dont il est capable, à tous les niveaux.
Quand bien même, de frustration, il tente d'assassiner sa propre planète et ainsi que ses frères, il n'en demeure pas moins un être particulièrement entier et unique.
GARDANES
A l'origine, les Gardanes sont des Lorics dotés de dons exceptionnels, d'Héritages, voués à défendre leur planète et leur population. Cependant, il y a à peine quelques jours, ils ont répandu l'essence de Lorien sur Terre afin de la défendre à son tour. L'entité unique a alors constitué, choisissant parmi des êtres humains du monde entier, la Garde Humaine.
De par leur coeur vaillant et pur, leur courage sans limite et leur volonté d'agir, ces nouveaux Gardanes développeront à leur tour des dons extraordinaires et l'avenir de leur propre planète dépend d'eux. À grands pouvoirs, importantes responsabilités.

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 [Albane/Wes] Mustang Kids Are Out

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le 10 avril 2011

elle est bonne, ta sœur. il a osé, encore une fois, ce crétin de leigh : elle est bonne ta soeur. je lui en foutrai un coup entre les jambes, histoire qu’il ravale la connerie qu’il a osé me balancer. n’empêche, sa phrase, ça a fait ma matinée. ça change de l’éternelle remontrance du chef qui se plaint encore de son épaule. c’est bon, qu’il se calme. je lui ai tiré dessus en novembre dernier. depuis, il doit bien y avoir prescription, non ? non.


Wes panique depuis ce matin. Son estomac est noué – il y a quelque chose de … off. Il n’arrive pas à mettre le doigt dessus, encore moins à se concentrer. Alors, quand il essaie de déchiffrer le dossier qu’il a sous le nez, il a l’impression de ne rien suivre. De voir les lettres se dédoubler et tanguer devant ses yeux. Le spectacle est peut-être amusant mais certainement pas pratique.

« Putain vieux, tu tires une de ces tronches depuis tout à l’heure », lâche son collègue.
« C’est … du gibberish. Leigh, j’te jure qu’il y a un truc qui ne va pas. »
« En plus de ta gueule ? »
« En plus dossier. Et de ma sœur. »
« Qu’est-ce qu’elle a à faire là-dedans, ta sœur ? »

Tout, justement. Elle a tout à faire là-dedans. Ou rien, qui sait. Mais l’instinct lui dit d’aller la retrouver au plus vite et de lui demander deux trois trucs. Faut dire qu’elle sait parler français et que ses compétences risquent plus de trouver la subtilité que google translate ou word reference. Il les aime bien, ces deux sites, mais Wes n’a pas la patience d’aller taper mot à mot le rapport pour trouver la faille. Et encore moins la patience d’attendre qu’on lui envoie un linguistique. Alors, quand il remarque (enfin) qu’il s’agit de français, il pense à sa sœur. Il sait qu’elle peut l’aider, même si ça ne fait pas parti du protocole – mais l’officier n’est pas connu pour les suivre (au contraire). Depuis qu’il sait qu’il n’aura pas de promotion de sitôt, il tente le tout pour le tout.

Et c’est comme ça que le sujet de sa sœur est venu sur la table.

La porte du grand-chef claque dans le bureau, les murs en tremblent un instant. Et si ça devrait lui mettre la puce à l’oreille – que ce n’est pas le moment de se faire la malle – Wes s’en contrebalance. Il récupère son blouson en cuir tandis que Leigh soupire dans les airs. Faut croire qu’il ne la sent pas, cette histoire. Tant mieux, tant pis : lui non plus. Alors, quand Wes met un doigt sur ses lèvres pour lui intimer le silence, Leigh lève les bras pour lui dire qu’il a compris. Qu’il le couvre. Encore.

Contrairement à ce qu’il s’est passé deux jours auparavant, Wes ne prend pas une voiture de fonction mais plutôt la sienne. Après tout, c’est une urgence personnelle et il ne peut risquer le fait de se faire prendre à parler d’un dossier top-secret à sa sœur juste parce « qu’elle parle français ». D’ici, il entend déjà les reproches s’il se plante. En cours de route, Wes pianote sur son téléphone tout en conduisant son véhicule. En l’espace de quelques minutes, il reçoit un lieu de rendez-vous et une plage horaire. Avec tout l’agacement dont sa sœur est capable dans un SMS, elle lui informe qu’elle a un autre cours à suivre et que, de facto, il a intérêt à se magner. Le jeune homme accélère, ne freine qu’une fois arrivé près de l’université et part à la recherche du lieu du rendez-vous aussitôt garé.

Coup d’œil à son téléphone : il est tout juste à l’heure. Ou tout juste en retard.
« Feck, murmure-il entre ses deux, plissant les yeux à la recherche d’une brune dans l’assemblée. Les étudiants défilent à ses côtés, en groupe, aussi bruyant les uns que les autres. Mais dans la masse, il lui manque la personne la plus importante. Agacé, il regarde de nouveau l’heure, tente de la repérer, rien à faire. La seule chose qu’il repère, c’est une rousse avec un accent français. Si ça se trouve, malgré le bordel de Chicago, elles se connaissent. Putain que c’est beau l’espoir.

« Hey, » entrée en manière brillante de la part de Wes qui attrape l’intéressée par le bras. Il la relâche aussitôt, se passe une main contre son menton fraichement rasé. « T’aurais pas vu ma sœur ? Petite, brune, qui m’arrive à ce niveau. Elle est une peu conne et a un téléphone ringard avec une couverture hello kitty », lache-t-il d’une traite, gardant pour lui que la connerie : c’est de famille. « Elle s’fait souvent appeler Dee, » achève-t-il, peu certain qu’elle ait révélé son véritable prénom.

Gowan, petiote. Dis-lui que tu sais où elle est.
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Ce qui est chouette, quand on est à l'université, c'est qu'il n'est pas rare d'avoir des pauses d'une heure ou plus entre deux cours. Imaginez un peu, une heure de libre, comme une sorte de grande récré sauf qu'on peut aller où on veut et faire ce qu'on veut ! Personnellement, j'en profitais toujours à fond, de ces pauses, parce qu'une fois entrée dans la vie active, ça risquait d'être une autre histoire.

Avec l'arrivée des beaux jours, j'aimais bien me poser tout simplement au soleil avec un bon livre. C'est franchement agréable au sortir de l'hiver et de ses journées déprimantes de grisaille. Et c'est là que l'UCO, l'université à laquelle j'étais inscrite en France, me manquait. Elle était au coeur d'un petit parc avec des pelouses sur lesquelles on pouvait s'asseoir et des arbres. Vraiment chouette comme environnement pour se poser entre deux cours. Mais ici, à Chicago, c'était différent. Disons que les pelouses et les arbres n'étaient pas hyper présents sur le campus.

Du coup, ce jour-là, je jetai mon dévolu sur un banc libre, au soleil et après avoir salué mes amis, je m'y dirigeai. C'est alors qu'on m'attrapa soudainement par le bras. Je n'aimais pas trop ça, en règle générale, mais depuis que j'étais ici, j'avais appris à ne pas trop m'en formaliser.

Je me retournai, m'attendant à voir quelqu'un que je connaissais, mais l'homme qui me faisait face, c'était clairement la première fois que je le voyais. Il l'avait l'air assez pressé. Et agacé aussi.

- Oui ?


Et il me posa sa question. Durant quelques secondes, je le dévisageai avec un air sceptique. Si j'avais vu sa soeur ? Mais c'était qui sa soeur ? Et la description qu'il m'en fit ne m'aida pas vraiment. Des brunes, de cette taille-là, il y en avait des dizaines ici ! Le fait qu'elle soit un peu conne ne réduisait pas tellement la liste. Si tant est qu'elle le fut réellement, mais les frères ont parfois tendance à exagérer sur ce genre de choses. J'en avais 6, je savais de quoi je parlais ! Quant à la coque de portable Hello Kitty... maigre indice. Toutes les filles ne me montraient pas nécessairement la coque de leur portable et quand bien même j'en avais vu quelques unes, là encore, ça ne réduisait pas suffisamment la liste.

- Euh...


J'allais secouer la tête pour lui dire que non, je ne connaissais pas sa soeur. Ou du moins, je n'étais pas en mesure de l'identifier avec les indices qu'il venait de me donner. Et puis un nom franchit ses lèvres.

- Dee ?


Mon visage s'éclaira d'une lueur de compréhension.

- Vous auriez pu commencer par-là ! On aurait perdu moins de temps,marmonnai-je en français, plus pour moi-même que pour lui. Je la connais, oui. On a quelques cours ensemble.

Et d'ailleurs, elle n'était pas si conne que ça. Encore une preuve que les frères pouvaient être sacrément bêtes parfois.

- Je ne sais pas où elle est. On devait se retrouver pour que je l'aide pour son cours de Français, mais je suppose qu'elle a oublié...


Et puis, tout à coup, quelque chose me revint en mémoire.

- Ah mais non ! Que suis-je bête ! Elle a décommandé parce qu'elle avait un cours. De Français justement.

Je jetai un rapide regard à ma montre.

- Elle doit y être en ce moment. Il vient juste de commencer. Je crains que vous n'ayez à l'attendre un moment, le cours dure deux heures...


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Wes trépigne. Il tend le cou, tente de trouver sa sœur parmi les groupes d’étudiants – sans succès. Alors, lorsqu’il tient l’autre rousse par le bras, il se dit qu’il tient sa chance par la même occasion. Pourtant, c’est de l’incompréhension qu’il peut lire sur son visage lorsqu’il en fait la description. De l’incompréhension et une absence de connaissance. Comme si les coques Hello Kitty courent les rues, aussi. Lui lâchant le bras, Wes hésite à la lâcher tout court et à aller importuner un autre groupe d’étudiants. Il faut dire que, pour lui, sa sœur est immanquable et pas du genre discrète. Pour le reste par contre … Alors, quand la rousse lâche le prénom de la sœurette dans les airs, l’officier marque un temps de pause avant d’afficher un large sourire. Elle a l’air de savoir qui Dee est ; un bon point. A ce rythme-là, il va peut-être réussir à passer son moment de flottement et lui offrir une belle image à coller dans son livre pour « services rendus ».

En entendant l’accent français de la demoiselle, un large sourire vient apparaître à la commissure des lèvres de Wes. Il faut dire qu’entendre une française parler anglais, c’est tout de suite plus doux (et charmant) que Dee qui tente de parler français. La brune bute sur les mots et à tendance à les déformer … bien que son vocabulaire et sa compréhension frisent la perfection. Du moins, c’est ce qu’il pense. Le châtain maîtrise autant le français qu’il maîtrise sa bêtise : en général, il s’en sort. Dans les détails : un peu moins. Et ce sont justement les détails qui le bloquent, l’espace d’un instant. Le jeune homme bredouille avant de regarder ses chaussures.

« Non, non, je ne suis pas bête » rétorque-t-il, persuadé que l’autre rousse vient de remettre en cause ses capacités mentales. « Mais j’avoue que j’aurais certainement dû commencer par son surnom… » reprend-il aussitôt, conscient qu’un prénom peut avoir plus de valeur qu’une description.

Et là, elle le lui indique : Dee ne sera de sortie que dans 2 heures. Wes jette un coup d’œil à se montre, se dit que le « grand-chef » va bien s’enquérir de sa disparition s’il ne rentre pas au plus vite au bercail. Wes ne peut pas rester. Et, en même temps, il ne peut pas rentrer les mains vides. Le jeune homme souffle dans les airs et hésite à alpaguer l’autre française. Faut dire que, étant native, ça lui serait peut-être plus facile de faire du sens. Mais, en même temps, il ne peut se permettre de dévoiler des informations venant de son lieu de travail. Coincé, presque au pied du mur, Wes hésite à laisser tomber et à se casser de l’université. Dans le pire des cas, il peut dire à Leigh que quelque chose à clocher. Qu’ils vont devoir attendre le lendemain.

« J’ai pas deux heures … », grommelle-t-il avant de passer sa main sur son menton (fraichement rasé, rappel). « T’as un instant ? », l’interroge-t-il du regard avant de sortir son téléphone de sa poche. Le connaissant par cœur, il tape le numéro de son collègue. Une sonnerie. Deux sonneries. Boîte vocale. Le brun râle, reporte son attention sur la rousse.

« J’m’appelle Wes, » commence-t-il en tendant la main en sa direction. « Et j’vais besoin de Dee pour m’aider pour un truc. Ca te dirait de le faire à sa place ? » Dans son esprit, s’affichent les mots « pervers ». Wes souffle, secoue la tête, tâtonne ses poches à la recherche d’un morceau de papier. « Traduction français-anglais. J’te paie 10 dollars s’tu veux. »


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"Non non, je ne suis pas bête". Euh... mes sourcils se froncèrent quelques secondes en une expression dubitative.

- Personne n'a dit que vous l'étiez...

Pourquoi est-ce qu'il me sortait ça tout à coup ? Entre nous, il avait un air un peu bizarre. S'il n'avait pas été le frère de Dee, je crois que je me serais contentée de lui lancer un regard du genre "Ok... il a un grain celui-là" et je l'aurais planté là après lui avoir sorti une excuse bidon. Mais c'était le frère de Dee. Et il m'intriguait aussi. Il faut dire qu'elle m'avait déjà parlé de lui. Et ce qu'elle m'en avait raconté me rendait relativement curieuse maintenant que je l'avais en face de moi.

- Vous savez, des descriptions ça peut-être pas mal. Mais des filles comme Dee, y'en a des dizaines ici.


Y'avait qu'à regarder autour de nous pour s'en rendre compte. Sur le campus, rares étaient les personnes qui sortaient du lot. Mêmes des comme moi, il y en avait d'autres. Et pourtant, les rousses étaient plus rares que les brunes. Et le fait d'être Française, même si ça faisait de moi quelqu'un qui sortait un peu du lot, ça n'était malheureusement pas écrit sur mon front.

- Vous avez de la chance que je la connaisse. Il y a des milliers d'étudiants sur le campus, et je ne suis pas ici depuis très longtemps !

J'esquissai un sourire. Vous avez vu, un peu, ce "je ne suis pas ici depuis très longtemps" ? Ou comment essayer de piquer la curiosité des gens sans en avoir l'air. J'avais envie qu'on s'intéresse à moi, qu'on me pose des questions. En France, j'avais un groupe d'amies qui gravitait autour de moi. Elles m'écoutaient, admiraient mon style, demandaient mon avis sur toute sorte de question. Ici, je n'étais que la petite Française qui vient de débarquer et essaye de s'intégrer. Ca me manquait de ne plus être le centre de l'attention. Mère aurait certainement dit que ça ne me ferait pas de mal, selon elle il fallait que j'apprenne l'humilité. Mais j'étais jeune, j'avais tout le temps de devenir une de ces femmes qui se fondent dans la masse et se soumettent à leurs maris jusqu'à en devenir presque invisible. C'était le lot des femmes de ma condition, je crois. Ma mère en était l'exemple parfait. Avant de rencontrer mon père, elle était une brillante avocate et commençait à se faire un nom dans le milieu. Et puis elle s'était mariée et en rien de temps, elle était devenue Mme Baudouin Delaunay, et elle était passée dans l'ombre de mon père. Ca n'est pas triste, c'est comme cela que ça marche chez nous. Elle jouissait d'un certain confort matériel, pouvait s'offrir ce qu'elle voulait, y compris le luxe de s'ennuyer. Avouez que ce n'est pas donné à tout le monde. Et cette vie lui plaisait. Mais bref, pourquoi parle-t-on de mère déjà ? Il est plus que temps de revenir à nos moutons.

Une expression de surprise passa sur mon visage alors qu'il s'enquerrait de mon emploi du temps après avoir marmonné quelque chose indiquant qu'il était plutôt pressé. Je savais que je n'avais rien dans l'heure qui venait, mais je pris quand même le temps de jeter un coup d'oeil à ma montre sautoir (un moyen élégant de faire un bijou d'exception d'un objet utile au quotidien).

- Je reprends les cours que dans une heure. C'est pour quoi ?

Permettez quand même que je pose la question. Parce que mine de rien, qu'un homme qu'on ne connaissait pas nous demande de lui accorder un instant, c'était assez étonnant quelque part. Il pris tout de même le temps de se présenter, ce à quoi je lui répondis d'un sourire entendu.

- Je sais, Dee m'a déjà parlé de vous. Un petit peu.

Une lueur amusée passa dans mon regard ce qui pouvait laisser supposer de quelle façon elle m'avait parlé de son frère. Ou ce qu'elle m'en avait dit.

- Moi c'est Albane.

Les présentations faites, il était temps d'entrer dans le vif du sujet. Une traduction français-anglais ? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne pouvait pas mieux tomber. Je maîtrisais le français à la perfection ! L'anglais un peu moins. Mais je suivais des cours à l'université de Chicago, ça vous laisse imaginer mon niveau tout de même. Et hormis du vocabulaire très spécifiques à certains domaines, je n'avais pas de soucis particulier avec cette langue. En revanche, le fait qu'il me propose une rétribution pour ce service me vexa quelque peu.

- J'ai l'air d'avoir besoin de dix dollars ?

Non mais sérieusement, regardez moi un petit peu ! Tout, depuis mes vêtements jusqu'à mon allure naturel démontrait que j'appartenais à une classe sociale plutôt aisée. Ce qui ne semblait d'ailleurs pas être le cas de Wes...

- Qui plus est, je ne suis pas le genre de fille qui monnaye ses services. Si seulement j'avais conscience de ce que cette tournure de phrase pouvait laisser penser. Pardonnez-moi, mais je suis Française, je ne suis pas encore au fait de toutes les subtilités de la langue anglaise.Qu'est-ce qu'il faut traduire ?

En un mot, ok, je te le fait, mais garde ton argent, t'en auras plus besoin que moi.


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Un instant, la conversation semble stagner. Wes et l’autre rousse se renvoient la balle sans arriver réellement à se faire comprendre l’un de l’autre. Confus, ils échangent un regard, se jugent presque – froncement de sourcils à l’appui. C’est à ce moment-là l’officier décide de jeter l’éponge, de se dire qu’il a encore du interpréter de travers (une constante Fergussonnienne) et d’oublier sa dernière remarque. Alors, quand la française lui dit connaitre Dee, le visage de Wes s’éclaire comme celui d’un gamin la veille de son anniversaire (bien qu’il n’ait jamais été très friand des célébrations ces dernières années).

« Ah ? », enchaine-t-il alors que la rousse semble vouloir se pavaner devant lui – elle et ses capacités linguistiques. « T’es là depuis combien de temps ? », achève-t-il en mettant les deux pieds dans le plat, employant un ton plutôt familier. Faut dire que Wes n’est pas le genre de mec à vouloir s’embarrasser de telles choses – certainement parce qu’il s’embarrasse tout seul, la plupart du temps. Il préfère dire les choses telles qu’elles le sont, souvent brutes, au défaut de s’en prendre plein la tête par Leigh. Et par son chef. Sourire à la commissure des lèvres, il se dit : 10 dollars qu’elle va répondre Septembre. Avec les étrangers en échange universitaire, c’est toujours la même chose. 60% en Septembre, 10% en Octobre et 30% en Janvier – enfin, à peu de choses près. Les statistiques, ce n’est pas son truc.

Mais son espoir s’éteint aussitôt avec les paroles de la rousse : elle n’est pas libre avant deux heures (Dee, pas la rousse). L’officier peste et tente d’amadouer l’étudiante pour qu’elle l’aide – elle lui indique qu’elle a une heure de libre. Parfait, parfait. Ou carrément mauvais, au contraire. Après réflexion, Wes se rend compte qu’il ne la connait pas et que, de facto, il ne doit pas lui faire confiance … d’autant plus qu’il s’agit d’une affaire de police, classée et supposément invisible aux yeux de la population. Il sait que le grand-chef va râler (peu étonnant) s’il apprend que Dee lui vient en aide – que dira-t-il lorsqu’il lui annoncera que « oh, j’ai croisé une française dans la rue, j’me suis dit que ça ferait l’affaire ».

Il va le tuer. A moins qu’il ne soit jamais au courant. A moins que Wes abandonne son idée et rentre tranquillement au bureau. La blague : l’officier est aussi tenace et emmerdant qu’un chewing-gum collé sous une godasse. Pire même, il assume ses idées aussi mauvaises soient-elles. Comme la fois où il s’est dit que changer le sens d’ouverture de son frigo (si si) à minuit était une bonne idée. Et qu’à deux heures du mat’, il s’était retrouvé pestant sur le sol de la cuisine, une porte dans les mains, des aliments qui prenaient chaud et une Dee hilare à prendre des photos de sa mésaventure. Pourtant, lorsqu’Albane lui demande ce qu’il veut, le châtain ne réfléchit pas plus que cela. Pour la deuxième fois, il met directement les pieds dans le plat – et advienne ce qu’il adviendra.

« Un problème de sens. Ou plutôt une nuance dans une phrase que google translate n’arrive pas à saisir, » et lui non plus, par la même occasion. Wes s’apprête à lui tendre le bout de papier mais Albane lui coupe l’herbe sous le pied. Le laissant confus (encore) et amusé. Moyenner ses services : ahah. Il hésite à la reprendre mais a tôt fait de hausser les épaules. Dans le pire des cas, elle ressortira sa tournure de phrase à un inconnu lambda qui en jouera ou – comme lui – s’en amusera. C’est con mais, dit comme ça, c’est presque mignon.

« On a tous besoin de 10 dollars. » Haussement d’épaules. Il faut dire qu’il cache toujours un billet dans la coque de son téléphone et un autre avec son insigne. Il appelle ça : l’argent d’urgence, ce qu’il reste si tu te fais voler. Ou si la carte bleue se fait manger par le distributeur. « J’te paie un café avec sinon. Plus sympa que de rester trainer dehors début avril. »

Finalement, Wes sort le papier qu’il a coincé entre son bras et son torse pendant tout ce temps. Il le lui tend, hésite toujours.

« Ce que tu lis là-dedans, albane, tu ne peux pas en parler aux autres. Ni même à Dee. » Il penche la tête sur le côté, sa manière à lui de demander si elle est d’accord. D’un coup du menton, il désigne le dossier. « Page 5. Apres la série d’abréviations et … tu sais quoi ? Laisse tomber. » Il récupère le dossier, met ses mains dans ses poches avant de se balancer maladroitement d’une jambe sur l’autre. Finalement, son professionnalisme tente de reprendre le dessus tandis que son téléphone vibre dans la poche de son blouson. Il jette un coup d’œil à l’écran, déchiffre un SMS de sa sœur.

désolée, cours avec la maitresse grenouille (francais, t’sais). on se voit ce soir.
K – tu connais albane ?
J’suis en cours. oé, elle est cool albane.
Tu lui fais confiance ?
??????????? oui. Mais ??????????


Wes relève la tête vers la rousse qu’il vient (malgré lui) d’ignorer. Il fronce le nez et, sorti de nulle part, il lâche : « Elle t’a dit quoi, Dee ? A propos de son frère ? aka Wes. Décidément, cet après-midi, l’officier fait tout de travers.


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Gagné ! Il venait de me poser LA question. Celle que j'attendais depuis que j'avais glissé subrepticement que je n'étais pas là depuis longtemps. Alors oui, bon, autant dire ce qui est, je l'avais plus ou moins manipulé pour qu'il me pose cette question, mais je vous l'ai dit, j'étais en manque d'attention. Et tout était bon à prendre, n'est-ce pas ? Alors oui, j'étais contente de cette curiosité qu'il venait de manifester à mon égard. Quand bien même elle n'était peut-être pas tellement sincère. C'est donc avec un large sourire et un accent encore plus prononcé que je lui répondis.

- Je suis arrivée en janvier, pour le début du semestre.

Je venais de dire ça comme si c'était la chose dont j'étais la plus fière, comme si ça pouvait me faire paraître spéciale. Sauf que bon, beaucoup d'étudiants étrangers arrivaient en janvier, ça n'avait rien d'extraordinaire. Mais laissez-moi profiter un petit peu d'être à nous le centre de l'attention, juste pour quelques minutes.

Et voilà qu'il entrait un peu plus dans les détails du service qu'il me demandait. Et je devais bien avouer que sa précision me fit écarquiller les yeux.

- Google translate ? Vous êtes sérieux ? Je roulais des yeux et secouai la tête. Allez, dites moi que c'est une blague, vous n'avez pas sérieusement cru que Google translate pourrait vous traduire correctement un texte en Français ! Il traduit les phrases mot à mot sans se soucier du sens, du contexte ou des expressions ! Ca donne des traductions sans queue ni tête, ça n'est pas étonnant que vous n'ayez rien compris ! Allez, montrez-moi ce texte et gardez vos dix dollars. Je vous dis que j'en veux pas. Je vois pas ce qu'il y a de si drôle là-dedans d'ailleurs.

Quoi ? Vous croyez que je ne l'avais pas remarqué, son petit air amusé, alors que je lui disais que je ne mangeais pas de ce pain-là ? Est-ce que j'avais dit une bêtise, un truc complètement différent ? Il avait pourtant l'air d'avoir compris ce que je voulais dire, non ?

- Mais je veux bien du café par contre, oui. Il fait un froid de canard dans ce pays ! Ou pas, j'avais peut-être juste une veste pas assez chaude. C'est ce qui peut arriver quand on préfère le look au confort. Une idiotie que, bien sûr, je ne reconnaîtrai jamais ! Comment vous faites pour y vivre à longueur d'année ?

Il se décida finalement à me montrer le texte. Mais il était bizarre. C'était comme si son document était d'une extrême importance, genre un truc top secret quoi. Tout dans son attitude l'indiquait. De même que ses paroles d'ailleurs. Je tendis la main pour prendre le dossier en fronçant les sourcils.

- Pourquoi, qu'est-ce que c'est ?

Bon, ça ne se voyait peut-être pas, mais en réalité, je n'étais pas contrariante. S'il me disait de me taire, je le ferais. A condition qu'il me donne une bonne explication, bien sûr. Je baissai les yeux sur le dossier et voilà que tout à coup, pfuitt, il me disparaissait des mains. Je relevai les yeux sur Wes, l'air indigné.

- Hey, à quoi vous jouer ? Vous voulez que je vous le traduise ou pas ? Non parce qu'il faudrait vous décider, mais j'ai pas que ça à faire.

En fait, dans l'immédiat, si. Mais il n'était pas obligé de le savoir, n'est-ce pas ? Sauf que je crois qu'il n'avait pas entendu un traitre mot de ce que je venais de lui dire. Il était maintenant penché sur son téléphone et ne m'accordait plus la moindre attention. On pourra dire que ça aurai été de courte durée...

- Non mais je rêve ! Hey ho, y'a quelqu'un ? Je suis toujours là moi !

Il me répondit par une question sortie de nulle part qui me laissa interdite pendant quelques secondes.

- Euh... Pour le coup, j'en avais presque oublié mon début de contrariété. Pas grand chose. Juste qu'elle avait un frère plus grand qu'elle. Le genre un peu boulet Mince, c'était quoi déjà le mot en anglais ? Enfin, pas franchement doué quoi. Je relevai les yeux sur lui et esquissai une moue gênée. C'était pas de ma faute, c'était ce que Dee avait dit ! Elle a sûrement dit d'autres trucs, mais je ne m'en souviens plus.

Et puis, me rendant compte que je venais de lui balancer quelque chose de pas très sympa, même si c'étaient les mots de sa soeur et pas les miens, je ressentis le besoin d'arrondir les angles.

- Mais c'est votre soeur, elle exagère sûrement un peu, il ne faut pas vous en faire. Je suis sûre que vous n'êtes pas si... enfin pas autant qu'elle le dit.

Mais pourquoi est-ce que j'essayais de le rassurer ? Je ne le connaissais même pas . Si ça se trouve, Dee avait raison ? Enfin, en même temps, lui, il me l'avait décrite comme étant conne et pourtant, elle ne me semblait pas l'être alors...

- Mais pourquoi vous voulez savoir ça ? Et votre texte à traduire alors, il devient quoi ?


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Forcément, elle fait partie des 30 %. L’idée arrache un vague sourire à l’officier lorsqu’elle annonce qu’elle n’est là que depuis janvier. Wes hoche la tête alors que la française écarquille les yeux quand les mots « google translate » sortent de ses lèvres. L’américain ne voit pas où est le problème : c’est pratique pour l’idée générale (quoique) en outil de première main. En seconde main, il y a ses connaissances. Puis l’interprète dépêché par le bureau. Puis sa sœur. Pas forcément dans cet ordre-là. Et pas forcément pour les mêmes compétences.

« J’ai l’air de blaguer ? », commence-t-il en arquant un sourcil. Pour le coup, Wes est tout à fait sérieux… « Oé … pas besoin de me faire la moral. Translate-truc, c’est pour les situations désespérées. »

Ou Deesespérées – la blague. En attendant, l’autre étudiante peste à propos des températures hivernales – Wes se contente d’arquer un sourcil. Est-elle sérieuse ? A-t-il la tête de l’emploi, prêt à discuter météo et associés ? Il sait qu’il détonne souvent des autres et que peu le catégorise comme étant officier s’il ne montre pas son insigne… Comment ils appellent ça déjà ? Small talks, si ça lui revient bien. Pas de chance pour la rousse, il n’est pas très doué pour ça.

« On s’y fait, tu verras. Puis, il fait quand même 5 ⁰C en avril, c’n’est pas si mal. » Haussement d’épaules de sa part. Il n’y a pas à dire, c’est mieux que les – 10 ⁰C qu’ils se sont tapés en janvier. Entre ça, la neige et les routes verglacées : le bureau de police a été débordé par les accidents. Heureusement… ce n’est pas de son ressort. Avec Leigh, ils sont dans une catégorie différente.

Un instant, le secret professionnel et tout ce que cela implique met le doute dans l’esprit du policier. Le dossier joue à cache-cache, tantôt déposé entre les mains de la demoiselle, tantôt retiré. La française lui inspire confiance – est-ce seulement suffisante. Il pianote sur le tactile de son téléphone, échange quelques SMS avec sa sœur (d’ailleurs, il l’engueulera plus tard … pour lui avoir répondu alors qu’elle est en cours). Elle lui fait confiance et, par principe, le brun décide qu’il peut faire de même. C’est à ce moment-là qu’il demande à Albane ce que Dee lui a dit à son propos. Ça ou la question ultime, du genre rituel de passage. Boulet, lâche-t-elle … mot qui résonne comme un bullet dans son esprit. Hm. La demoiselle hésite, Wes l’invite à poursuivre.

« Franchement pas doué ? », reprend-il à sa suite. Cette fois-ci, l’officier est à deux doigts d’être hilare. C’est tout juste s’il arrive à retenir le rire qui nait lentement au fond de sa gorge. « La connaissant, elle aurait été beaucoup plus … directe » Mais, au moins, il sait qu’elle ne ment pas.

Sa tentative d’arrondir les angles l’amuse d’autant plus. Avec les derniers évènements en date, les vaisseaux d’un autre monde et le couvre-feu qui s’est installé sur Chicago, c’est comme une petite bouffée d’oxygène. S’improvisant soudainement grand-frère de l’autre française, il passe son bras sur son épaule. « Café du campus et texte à traduire : nous voilà !, » s’exclame-t-il en levant le bras droit en l’air en direction du café. Avant de se rendre compte que ce n’est pas la plus appropriée des situations. Il retire son bras, bafouille quelque chose et part en direction de la cafétéria persuadé qu’elle est sur ses talons. Etudiants & cie bourdonnent aux alentours ; leurs murmures se joignent et créent un fond sonore continu. Wes soupire avant de se dire que … ce n’est pas plus mal. Chacun étant trop occupé à se concentrer sur son interlocuteur, personne n’ira venir déposer une oreille indiscrète à sa conversation avec l’autre française. Attendant dans la queue, il offre de nouveau le dossier à Albane. Pourtant, c’est une tout autre question qui vient franchir ses lèvres.

« Qu’est-ce que tu veux boire, Albane ? » demande-i-il alors qu’il commande son éternel americano, pas trop rempli, merci. « Fait meilleur ici qu’à l’extérieur, eh ? », enchaine-t-il aussitôt. « Page 5. J’y reviens dans un instant. Je te laisse prendre connaissance ? »

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"La connaissant, elle aurait été beaucoup plus directe". Cette simple me remarque me fit rire, un petit peu. Le temps que je me rappelle que ce n'est pas gentil de se moquer des gens.

- Oh, elle l'a été ! Elle a utilisé une expression que je n'ai pas très bien saisie, mais je crois que c'était...

Je relevai les yeux sur lui et m'interrompis au milieu de ma phrase. Vraiment Albane ? Tu confirmais à ce type que sa propre soeur se moquait de lui en des termes loin d'être sympa ? Et avec le sourire en plus ? Dans le genre peste, c'était presque difficile de faire pire... Et je n'avais pas beaucoup d'amis dans ce pays encore. Alors mieux valait laisser la peste de côté quelque temps, que je sympathise avec des gens.

- Je suis désolée. Mais si ça peut vous rassurer, vous n'avez pas l'air si boulet (décidemment, c'était le mot qui collait mieux, dommage que je ne connaissais pas son équivalent en anglais !) qu'elle le dit. J'ai six frères, je sais de quoi je parle quand je dis qu'on a tendance à exagérer les défaut des uns et des autres.

Je lui adressai un sourire qui se voulait chaleureux et qui se changea en expression de surprise alors qu'il me passait son bras autour des épaules, comme ça, sans demander avant. Tout de même, on n'avait pas été garder les vaches ensemble ! Il se prenait pour qui ? Et en même temps ce n'était pas désagréable. Ca me rappelait d'ailleurs ce geste que l'un de mes frères faisait tout le temps avec moi. C'était même amusant, aussi, de voir l'enthousiasme dont il faisait preuve tout à coup. Et ça me fit rire, quelques secondes, le temps pour lui de se rendre compte que passer son bras autour des épaules d'une inconnue était une chose qui ne se faisait pas. Enfin, à vrai dire, j'en sais rien. Ca ne se fait pas chez moi, à Brissac, dans le milieu d'où je viens. Mais ici ? J'avais déjà remarqué que les gens étaient beaucoup plus familiers. Enfin, toujours est-il qu'il le retira aussitôt et se mit à marcher en marmonnant quelque chose de totalement inintelligible. L'enthousiasme semblait avoir laissé la place à une sorte de gêne. Décidément, ce garçon était un peu étrange, très changeant aussi. Je ne me souvenais pas que Dee ait mentionné ça.

- Le café du campus ?

Mon regard se porta vers la cafétéria, qu'on pouvait voir d'ici, et se reposa dans le dos de Wes qui marchait plutôt vite et sans se retourner. Ok, dans le genre "café", on pouvait trouver carrément mieux, beaucoup plus classe et plus sympa comme endroit.  

- Sinon, y'en a un au... Il était déjà hors de portée de voix. Hey, mais attendez ! Vous avez le diable au corps ou quoi ?

A la réflexion, j'étais pas certaine que l'expression exacte ce soit ça. Mais euh... ça restait compréhensible, non ? Non ? Ok, bah peut-être qu'en échange de sa traduction, je pourrais lui demander de m'apprendre quelques expressions (en plus du café), histoire de pas avoir l'air trop ridicule la prochaine fois. Non ? Comment ça c'était difficile ?

Je me dépêchai un peu plus, allongeant le pas pour le rattraper à la porte de la cafèt'. Il y avait une sacrée queue là-dedans. Il allait falloir que je reste debout tout ce temps ? Est-ce que c'était vraiment nécessaire qu'on fasse la queue tous les deux ? Je veux dire, il pouvait me demander ce que je voulais et faire la queue pendant que je l'attendrais assise à une table, non ? Je relevai les yeux vers lui, attendant qu'il me propose cette solution et... bah non, rien. Au lieu de ça, il me remit son dossier entre les mains. Ok, bon ben pour la galanterie, on repassera hein !

- Vous êtes sûr ? C'est bon, vous n'allez pas me le retirer cette fois ? Je relevai les yeux sur lui, l'air amusée. Oh, ça va, si on peut plus charrier les gens. Désolée, ça doit être mon côté peste qui ressort !

J'esquissai un sourire contrit, du genre petit ange à l'air vraiment désolé et à qui on donnerait le bon dieu sans confession. Un sourire hautement travaillé et maîtrisé depuis de longues années. Comment croyez-vous que j'arrivais à faire punir mes frères à ma place quand je faisais une bêtise ?

- A la réflexion, je vais plutôt prendre un chocolat chaud. Il est trop tard pour  un café. Je crains que ça ne m'empêche de dormir ce soir... répondis-je à sa question en jetant un coup d'oeil à ma montre en pendentif, un objet très joli que j'avais hérité de ma grand-mère, qui le tenait elle-même de sa grand-mère. Enfin, le truc qui reste dans la famille quoi.

Je baissai les yeux sur le dossier et allai m'installer à une table libre, laissant Wes se charger de prendre les deux cafés. Je tirai une chaise, m'assit, bien droite et tout, comme une jeune fille de bonne famille, et posai le dossier sur la table devant moi.

- Ok, page 5... Je tournai les feuillets rapidement, captant quelques mots de-ci de-là, pour arriver à la page qu'il m'avait indiquée. Qu'est-ce que c'est au juste ? On dirait un rapport de... Je relevai les yeux sur lui et fronçai légèrement les sourcils. Vous travaillez dans quoi déjà ? Je ne sais plus si Dee me l'a dit, en tout cas, j'ai oublié.


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Décidément, Wes fait tout de travers avec l’autre française. A peu de choses près, il est prêt à parier que Leigh ne va pas pouvoir s’empêcher de se foutre de sa gueule lorsqu’il lui relatera les faits plus tard – s’il ne meurt pas de honte avant. Ou si Dee ne le tue pas, au choix. Faut dire que l’américain s’y prend comme un pied, trop désireux de récolter quelques informations que la patience (un mot qu’il n’aime pas) aurait pu lui apporter. Et si tout vient en temps et en heures ; il préfère de son côté agiter l’horloge. En principe, ça fonctionne assez bien. Aujourd’hui, il passe pour un abruti de première.

« Six frères… » reprend-il à la suite, laissant traîner un sifflement admiratif. Wes n’a qu’une sœur, une seule, et Dieu seul sait que ça lui suffit. Entre eux, c’est une histoire d’amour, de haine et d’amusement. D’amusement, surtout. Il s’en occupe seul, depuis la mort de leurs parents, endosse souvent le rôle du grand-frère surprotecteur et un brin chiant. Plus d’une fois, Dee le lui a fait remarquer. Mais il n’y a rien à faire ; il n’arrive pas à la lâcher plus que cela. Heureusement que les textos viennent de passer illimité – vu leur rythme d’échange, il serait endetté avant la trentaine.

Lorsqu’Albane s’étonne de son choix de café, Wes est déjà en marche. Dans son dos, il entend la française s’agiter et lui indiquer un autre endroit. Au coin de la rue ? C’est à peine s’il écoute, à peine s’il se surprend à hausser un sourcil. Faut dire qu’avec sa montre-bracelet-argentée-en-argent-whatever, la rousse doit plus avoir l’habitude des bars huppés à déguster et discuter des dernières nouveautés en vin (il n’y connait rien) ou des cafés à la vitrine lisse et épurée où un simple mocha vaut bien deux bras. Ou trois. Bientôt, les pas précipités se rapprochent jusqu’à laisser apparaître une crinière de feu.

Elle l’a suivi. Il lui remet le dossier, récupère une pique et un sourire contrit en échange. Décidément, elle l’amuse bien la gamine. Surtout lorsqu’elle lui demande un chocolat chaud. Manque plus qu’elle lui dise qu’elle doit être rentrée avant 18 heures pour faire ses devoirs, regarder quelques dessins animés avant d’aller gentiment se coucher. Aparté rapide : ça leur arrive souvent, a Dee et Wes, de se poser devant quelques cartoons en week-end. Rien de mieux que le visionnage des anciens épisodes des Tortues Ninjas (entre autres). BOOYAKASHA.

Wes récupère les deux boissons, rejoint Albane qui a réussi à leur dénicher une table. Du coin de l’œil, il la voit tourner les pages, les sourcils froncés. Putain, il le sait. Il le sait. Il n’aurait jamais dû lui mettre ça dans les mains. Encore heureux, pas de photo effrayante à l’horizon – seulement une lettre en français au message qui se veut coder. Ou qui, peut-être, n’a aucun lien avec l’affaire. Leigh, son chef et Wes n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur ce point.

« Rapport de police » lâche-t-il pour répondre à sa question en espérant garder les détails pour lui-même. Il n’a pas envie de l’effrayer – et encore moins de la mettre dans une situation délicate – en lui disant faire partie de la division « Crime Organisée », OCD pour les intimes. Mollement, il tire la chaise avant de s’y laisser choir. Penché vers la rouquine, il tapote le bois de la table de l’index. « Tu comprends à quel point ta discrétion est primordiale. Pas de coup d’œil aventureux sur les autres pages, seulement sur la cinquième. » Il prend une gorgée de café, grimace à cause de la chaleur, se repose contre sa chaise.

« Tu crois que c’est à ce moment-là que je dois dire un truc du genre « Les Etats-Unis te remercient » ou une autre connerie du genre ? » L’Américain retient un sourire amusé. Décidément, il a dû trop voir de films dernièrement. « Ils veulent dire quoi par feu vert donné après que le rouge ait brulé les derniers idéalistes ?, demande-t-il en répétant en français une phrase qu’il connait déjà par cœur. Feu vert, il comprend : ça fait un moment qu’ils veulent passer à l’action. Doit-il seulement comprendre, le Wes, que le feu rouge correspond à l’arrêt de toutes activités ? Ou qu’il s’agit d’un véritable feu … mise à mort de la concurrence et des entrepôts ? A moins que ce ne soit un mélange des deux ? Prise de tête. L’officier espère que cette phrase fasse plus de sens, placée en contexte, dans l’esprit d’Albane.

« L’est comment ce chocolat sinon ? »


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Un rapport de police. C'était bien ce qu'il m'avait semblé en parcourant brièvement les pages à la recherche du texte qu'il voulait que je lui traduise. Ce n'était pas tant le contenu qui m'avait mis la puce à l'oreille, mais plutôt la mise en page, les quelques formules habituelles, en haut et en bas, les "logos", tout ça... Je relevai les yeux sur lui alors qu'il insistait sur le fait que je devais être discrète.

- Je comprends, répondis-je en acquiesçant. Je serai un cimetière.

J'esquissai un léger sourire, destiné à le mettre en confiance. J'étais bavarde, c'était un fait, mais je savais garder les secrets. Et si ceux qu'on me confiait étaient d'un tout autre acabit, je savait que cette fois, c'était vraiment important que je me taise. Et en même temps, entre nous, à qui j'irais raconter que j'avais fait une traduction pour la police de Chicago ? Hein ? Je n'avais pas vraiment d'amis ici. Quant à ma famille, un océan nous séparait, et ce n'était pas le genre de choses dont nous pouvions être amenés à parler. Nos sujets de conversation étaient, généralement, plus... neutres, dirons-nous.

Le petit trait d'humour de l'américain me fit relever un regard amusé sur lui. Un petit sourire malicieux se dessina sur mes lèvres et je haussai les épaules.

- Je n'en sais rien. En France, ils disent "Merci de votre coopération". Je crois. C'est ce qu'on voit dans les films en tout cas. A vrai dire, je n'ai jamais eu affaire aux forces de l'ordre. Enfin, l'un de mes frères est officier dans l'armée, mais c'est différent !

Et puis, ce n'était pas vraiment les forces de l'ordre. Il n'était pas policier, ni gendarme, il était capitaine dans l'armée de terre. Mon sourire s'effaça progressivement alors que je baissais les yeux sur la page en question cherchant la phrase dont Wes me demandait la signification. Une gorgée de chocolat, le temps de réfléchir.

- Il est délicieux, merci.Nouveau sourire de charmante petite fille très polie. C'est difficile à dire. A traduire comme ça, ça n'a pas vraiment de sens. Ce doit être codé et sans en connaitre plus du contexte, c'est compliqué de savoir ce qui se cache vraiment derrière ces mots. Feu vert donné, ça veut dire qu'on donne l'autorisation pour faire quelque chose, passer à l'action. Le rouge, est-ce que c'est le pseudo de quelqu'un ? Ou d'un groupe peut-être ? Qui aurait eu pour mission de préparer le terrain avant le passage à l'action ? Je baissai à nouveau les yeux sur la feuille. Dans ce cas-ci, préparer le terrain, ça serait de... brûler les derniers idéalistes... éliminer les gens qui se dressent contre l'action ? Je relevai sur Wes un regard mi-figue-mi-raisin, enfin pas très sûr quoi. Ce serait plus facile de comprendre si je pouvais en savoir un peu plus.

Je pris une nouvelle gorgée de mon chocolat. Il était vraiment très bon en fait. C'était surprenant de la part d'une cafet' de campus. J'aurais cru que celui du café du coin était vraiment meilleur. Mais finalement, il n'en était rien.

- Comment cela se fait-il que vous ayez besoin de faire appel à Dee pour vous traduire ce genre de document ? Il n'y a pas d'interprètes dans les services de police ? J'aurais cru que vous aviez votre propre service de traduction. Je veux dire, ça semblerait logique, ça éviterait les risques de... hum... pertes ? Comme je n'étais pas sûre du mot, je préférai préciser, au cas où. Enfin je veux dire, que les informations arrivent dans les mauvaises mains. Non pas que vous courriez le moindre danger avec moi. Je vous ai dit, je serais muette comme une morte et vous pouvez me faire confiance.


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Peut-il véritablement faire confiance à l’étudiante, d’autant plus française? La question, lentement, fait son bout de chemin – Wes s’applique à ne pas trop y penser, à ne pas penser à comment il aurait réagi si un tel dossier serait arrivé entre ses mains. Sans aucun doute, sans pour autant le crier sur tous les toits, il en aurait informé quelques amis, aurait laissé glisser l’information en soirée, entre deux bières, deux bourbons, deux parties de Mario Kart avant que la nouvelle ne passe de bouche à oreille avant de revenir lui éclater au visage. Il en grimacerait presque, prêt à prendre la porte de sortie s’il ne venait pas de déposer deux boissons sur le bois de la table.

Le sourire de l’autre rousse tend à baisser sa garde – non pas qu’il tombe dans le panneau (quoique) – elle dégage une aura différente de ce que son quotidien tend à lui offrir. Wes n’arrive pas à mettre le doigt dessus, à en distinguer la raison mais sa décision est prise : il veut bien lui faire confiance, juste par ce qu’elle connait Dee, qu’il veut s’éviter une montagne de paperasse administrative – qui risque néanmoins de lui tomber sur le coin de la gueule s’il se fait chopper – et qu’il ne voit pas le mal. C’est contre ses habitudes, qu’on s’entende bien, mais elles se doivent d’être un peu bousculées. De un, parce qu’il n’aime pas plus que ça le train-train quotidien (Leigh se moque souvent de lui et de son besoin d’action, de son besoin d’action et de ses occasions ratées) et de deux, parce qu’il a vu quelques vidéos traînant sur le net avec son collègue. Et que s’il ne sait pas réellement s’il s’agit de quelque chose, il s’agit au moins de quelque chose. LO-GI-QUE. Le quasi-trentenaire hoche alors la tête, répète pour lui-même la phrase « merci de votre coopération » et s’imagine bien surprendre sa sœur avec. Reste plus qu’à pratiquer l’accent.

Il ouvre grand les yeux un instant, lorsqu’Albane l’informe qu’un de ses frères fait partis de l’armée. Et à lui de se demander si la rousse a suivi son frère dans son entrainement, comme ça, pour le fun. Pourtant, il se contente d’hocher la tête avant de laisser la française déblatérer. Elle y va de son avis et de son interprétation ; il se contente de l’encourager, appuis son discours par de rapides, je vois. Non pas qu’il soit devin, juste qu’il comprend. A peu près. Il absorbe tant bien que mal les nouvelles expressions et tente de les retenir.

« T’en sais autant que moi, à ce niveau-là, niveau contexte. » Pas vraiment, ça faisait pas mal de temps qu’il suivait l’affaire sans réussir à savoir si le message qu’ils avaient intercepté, lui, Leigh et son boss n’arrivent à se mettre d’accord. « Et j’en suis … nous sommes, plutôt, arrivés à la même traduction. » Globalement, à l’aide de Google translate et de ses pauvres connaissances. « Le Rouge, c’est autant un pseudo qu’une métaphore j’imagine, ils sont rodés en double-sens… »

Et à Albane d’étirer ses lèvres en un sourire colgate et presque innocent – parce que personne ne l’est réellement, parole de flic. Chacun à des squelettes dans le placard, personne n’y échappe. Alors, Wes hésite. Il hésite et souffle dans les airs un instant, considère les paroles de la jeune fille avant de s’y résoudre et de partir d’un petit rire.

« Des fuites… », reprend-il de prime pour la corriger, un vague sourire aux lèvres. L’idée n’est pas de lui faire la leçon (pour ça, il a déjà Dee sous le bras), seulement l’aider à recaser les expressions.

« Dee est là lorsque j’ai besoin d’un coup de main en deux – deux. Tu n’imagines pas le temps qu’il faut pour faire venir un interprète. Ni la paperasse à remplir. Et pour autant, ça n’empêche pas les fuites. T’en as toujours pour venir balancer dans le dos. Alors que, Dee, t’vois, j’lui fais confiance. » Pause, l’heure n’est pas aux éloges de la sœur prodige qui aurait (certainement) sa place en temps d’interprète dans le futur.

« Même si elle est chiante, elle en a là-dedans », lâche-t-il en tapotant sa boîte crânienne de l’index. « Même si le mieux, dans cette histoire, ce sont les natifs. Tu devrais peut-être y songer. » Remarque en passant, sans promesse ni rien. Juste, il faut qu’elle sache que c’est une possibilité à ne pas exclure.

« Tu t’y fait, à Chicago ? Des divergences avec ta vie … d’avant ? ». Il n’a pas oublié la raison pour laquelle il est venu en catastrophe trouver sa sœur, l’officier a seulement besoin d’un peu de temps. Certes, il est arrivé (en gros) à la même conclusion que la rousse – mais ça lui fait du bien de l’entendre de sa propre bouche, ça confirme – ou infirme – ses soupçons. Sans doute, il en parlera ce soir à Dee, peut-être un peu à Leigh qui a déjà du sortir les interprètes de leur hibernations.

----------désolée du temps de retard Gaaa ---------

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Je baissai à nouveau les yeux sur le document que je tenais entre mes mains. Alors comme ça, il n'en savait pas plus contextuellement parlant ? Cela me paraissait quelque peu étonnant. Et en même temps, je comprenais qu'il souhaite rester discret. C'était un document appartenant à la police de Chicago, probablement en lien avec une affaire importante, Wes n'allait tout de même pas donner ses informations à une inconnue, civile de surcroît, et même pas de ce pays.

- A une époque, quand on parlait des "Rouges", on voulait parler des communistes. C'était ainsi qu'on les appelait. Je fronçai les sourcils et secouai la tête. Mais je doute qu'il s'agisse de ce sens-ci ici. Ceci ne semble pas avoir de rapport avec la politique.

Je finis par relever les yeux sur lui, soudain soucieuse. C'est que, tout de même, cette histoire d'action, de brûler les opposants, c'était assez inquiétant.

- Vous croyez que les auteurs de cette lettre préparent quelque chose de grave ? Comme un attentat ou un truc dans le genre ?

Comme s'il allait me dire réellement ce qu'il en était... Je suppose qu'il avait des ordres, de toutes façons. Et puis, s'il avait un gramme de jugeote, et il devait en avoir, sinon, aurait-il obtenu cette superbe plaque d'officier de police ? S'il avait un gramme de jugeote, donc, il ne se risquerait certainement pas à m'effrayer dans la crainte que je ne sois à l'origine de rumeurs pouvant créer un vent de panique. Même si, pour être honnête, cela ne me ressemblait pas vraiment.

- "fuites" ? Vous êtes sûr ? lui demandai-je après qu'il m'eut reprise. J'étais persuadée que c'était "pertes" le bon mots. Je suis désolée, j'ai souvent du mal avec les expressions. Elles ne correspondent pas toujours aux expressions françaises.

J'esquissai un sourire gêné et haussai les épaules avant de reposer le document et de prendre une gorgée de mon chocolat, comme pour me redonner une contenance. Je n'étais, habituellement, pas le genre de fille à douter d'elle-même. Mais ici, dans ce pays étranger, avec une langue étrangère que je ne maîtrisais pas à la perfection, entourée de gens que je ne connaissais pas, je sentais ma confiance en moi tomber en berne. Dans certains domaines en tout cas.

- Dee n'est pas si chiante que ça. Je vous assure. Elle me semble même plutôt gentille. Enfin, vous la connaissez mieux que moi. En tout cas, en ce qui me concerne, je n'ai pas tellement pour ambition de devenir interprète. De toute façon, je ne maîtrise pas assez votre langue pour cela.

Je glissai une mèche de cheveux derrière mon oreille et reposai ma main contre ma tasse. Elle était encore bien chaude, qu'est-ce que c'était agréable ! Décidément, je ne m'habituerai jamais au froid de pays ! La question sur Chicago me fit relever la tête vers lui. C'est que je ne m'y attendais pas plus que ça, à ce genre de question. Qu'est-ce qu'elle venait faire-là ? Il en avait fini avec la traduction ? Il avait eu tout ce qu'il voulait ? J'hésitai quelques secondes avant de répondre et commençai à acquiescer avant de me mettre à secouer négativement la tête. Le mélange des deux eut pour effet de donner une raison du genre mi-figue ni-raison.

- Pour être honnête, ça n'a rien à voir avec l'endroit d'où je viens et ma vie en France. J'ai du mal à trouver mes marques. Chicago n'est pas comme Angers, c'est beaucoup plus gros. Le rythme de vie n'est pas le même, ni l'ambiance générale de la ville. Les gens sont différents, eux aussi. Plus familiers je dirais. Ils se montrent curieux, d'une curiosité presque trop grande parfois, et pour autant, une fois qu'ils ont la réponse à leur question, ils se désintéressent de vous. Je n'ai pas encore réussi à me faire d'amis. Du coup, je passe mes soirées cloîtrée dans le logement que le campus m'a attribué et que je n'aime pas du tout.

Pour être tout à fait honnête, même, je me sentais vraiment seule parfois. Mes amis et ma famille étaient restés en France. Et c'était si loin, ils me manquaient. Autant que me manquait mon petit appartement angevin, juste assez grand pour moi, lumineux et récent. Là, j'étais dans une sorte de mini-studio qui datait de Mathusalem...

- Mais je ne suis ici que depuis 2 mois, je suppose que je finirai par m'acclimater.




[HJ, je suis désolée, je ne suis vraiment pas satisfaite de ce post. Mais j'ai les yeux qui se ferment tous seuls, j'ai beaucoup de mal à réfléchir et je ne pense pas être capable de mieux de toute façon. J'espère que ça t'ira quand même]


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Feat. Albane Delaunay



Wes, born and bred in Wisconsin, est un peu le stéréotype de l’américain moyen. Alors, quand Albane lui parle de communisme, il ne peut s’empêcher d’hausser un sourcil. Faut dire que le communisme, dans un pays aussi capitaliste que les Etats Unis, n’est pas la première chose à laquelle il pense. Left Wing, Right Wing, aucun des deux partis n’a de sens à ses oreilles – c’est tout juste s’il s’intéresse aux républicains ou aux démocrates. Il sait qu’il devrait, il le sait, histoire de tisser des liens et graviter autour des bonnes personnes, histoire de passer sergent un peu plus vite. Mais ça le saoule, simplement : il préfère foncer tête baissé que de perdre son temps à écouter les discours (pompeux) d’hommes et de femmes qui veulent faire passer un message (tout aussi pompeux). En attendant, passé la surprise, Wes prend note (mentalement) de vérifier la piste communiste de retour au poste. Y avoir pensé, c’est certainement un truc de français.

« T’as pas de soucis à avoir, petite, » reprend-il après qu’elle ait commencé à s’inquiéter. « J’m’occupe pas de ça, des attentats et de tout ça. J’sais pas comment sont réparties les tâches en France mais… ici… chaque groupe a un but précis. Ceux qui s’occupent de déjouer les attentats font ça dans l’ombre, pour ne pas faire flipper la populace. Et si jamais ça t’arrives aux oreilles, c’est qu’il est déjà … trop tard. » Excellent moyen de rassurer, de dire we’re all doomed anyway. Le brun se frotte les yeux, conscient de s’être trop épanché sur la question, avant de laisser filtrer un large sourire. « Pas d’attentat, donc. Juste une lettre. Qu’il vaut mieux déchiffre. Prévenir au lieu de guérir, tu connais le topo ».

Sous-entendu : les proportions sont, à l’heure, toujours inexistantes. Qu’il ne faut pas s’inquiéter, que les forces de police veillent à la sécurité de la population et blah blah blah - éternel refrain lâché plus d’une fois de la part du brun pour rassurer. Alors, qu’en vrai, il en est tout autre.

Le jeune homme accueille avec un léger rictus le cafouillage d’Albane. Fuite VS perte, l’éternel combat. Au fond, les deux se valent. Même si fuir, au combat, entraîne souvent la perte. Se redressant sur son siège, café en main, Wes se retient de partir d’un petit rire, se contente de regarder l’autre rousse, tout à la lecture du document. Il se tait – Ô, l’exploit ! – lui laissant le loisir d’inspecter plus en profondeur la lettre. Ne sait-on jamais, qu’elle découvre quelque chose qui lui aurait échappé… Qu’elle tombe sur un autre jeu de mot, du style « perte VS fuite ».

« La maîtrise viendra avec l’expérience, t’sais. Plus tu t’immerges dans quelque chose … langue, peinture, tire à l’arc … plus t’arriveras à maîtriser la technique jusqu’à ce que soit un automatisme » Tiens, tiens : Wes se la joue philosophe. « Quand tu commences à jouer à Tekken, par exemple, t’es rien qu’un presse-bouton. Croix, croix, rond : tu connais la chanson. Mais après plusieurs combats à te faire lamine, tu comprends rapidement que tu dois dodger ou faire des combinaisons. Un conseil : évite de traîner avec d’autres français si tu veux t’améliorer. » Philosophie de jeu, plutôt.

Faut dire qu’il a failli faire l’analogie de comment il avait réussi à maitriser son flingue… au point de l’appeler Dory. Rien de mieux pour confirmer les propos de Dee et d’apparaître aux yeux d’Albane comme le frangin dérange. Ce qui le dérange, entre nous, c’est cette putain de lettre. Et l’incapacité de Wes à comprendre ce qui arrive à la rousse. Frénétiquement, elle hoche la tête de haut en bas, et de droite à gauche. Alternativement. L’américain hausse un sourcil, encore une fois, avant de reposer son café. Qu’est-ce qu’elle lui fait ? Est-elle en passe de voir son abdomen transpercé, relâchant une sorte de reptile dans les rues de Chicago ? Limite, il aurait préféré voir ça arriver que d’écouter le baratin d’Albane : il n’a jamais su comment répondre à ce genre de small talks, ceux qui disent ce qui ne va pas. S’il se la joue souvent grand frère, il n’en a pas vraiment les gênes. Wes effectue une moue gênée, presque désolée, et en profite pour se recaler dans son siège.

« Un instant, j’ai presque cru que tu critiquais ma curiosité et ma familiarité, petite. » Et à la moue désolée de disparaître pour afficher un sourire amusé. « T’as d’la chance d’être tombée sur Chicago et non New-York. Les gens y sont moins familiers … ils y pratiquent l’art du snobisme. Pour le reste, deux mois, c’presque rien dans une vie. Attend un peu plus, sors plus avec Dee … elle me saoule d’être toujours à l’appart’ »

Pas tout à fait vrai, pas tout à fait faux. Elle y est aussi souvent qu’il y est. Seulement, à cause de leurs horaires, ils ne se croisent jamais lorsqu’ils veulent se voir. Mais se croisent toujours, au contraire, lorsqu’ils veulent un peu de temps seul. Dilemme, dilemme. Et à Wes de se pencher en avant pour récupérer le dossier étalé devant les yeux de la rousse.

« Ecoute… ça te dérange si j’prends ton numéro si j’ai d’autres … hm … » Il s’arrête un instant, s’apprête à rigoler. « Si j’ai besoin d’un coup de main avec mon français ? », achève-t-il en haussant les épaules. « T’inquiètes, pas de plan drague, c’est 100% professionnel. Juste, si tu tues quelqu’un … même par erreur … j’n’pourrais pas t’aider, qu’on soit d’accord. » Pause. « J’déconne. Mais sérieusement, ne tue personne. »


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Avatar : Sophie Turner

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"Petite" ? Est-ce qu'il m'avait appelée "Petite" ? Non mais sérieux, il se prenait pour qui là ? Je lui jetai un regard légèrement méprisant pour le coup. C'était pas tellement voulu, c'était juste une réaction à chaud, incontrôlable. Non mais attendez, on n'avait pas été garder les vaches ensemble que je sache. Alors d'où il se permettait de m'appeler "Petite" ? C'était d'un familier ! Décidément ces américains ! En plus, excusez-moi, mais il n'avait pas l'air tellement plus vieux que moi, ni beaucoup plus grand d'ailleurs. J'aurais pu lui répondre par un truc bien senti, en français, parce qu'en anglais, j'étais capable de sortir un truc sans queue ni tête, mais il continua, m'empêchant même de réfléchir à la répartie parfaite.

- Et c'est quoi alors, votre espèce ? J'indiquai la lettre d'un signe du menton. La traduction ? Vous avez encore des progrès à faire alors. De rien, c'était gratuit. Fallait pas m'appeler "petite". Il y a une autre partie de la lettre que vous voulez que je déchiffre ? Tant qu'à faire que je l'ai sous les yeux, autant en profiter.

Le reste de la conversation ne fut qu'une espèce de blabla inutile et sans grand intérêt. Je relevai les yeux sur lui, une expression on ne pouvait plus sceptique sur le visage alors qu'il se mettait à me parler de Tekken. Alors comme ça, il était fan de jeux vidéos de combat ? C'était pas tout jeune d'ailleurs, ce genre de jeux. Non pas que j'étais une spécialiste, ça ne m'intéressait pas, mais j'avais vu mes frères y jouer plus d'une fois.

- Ok, je saurai me rappeler du conseil...

Comme si j'avais besoin de ses conseils. Je veux dire, oui, pourquoi pas, un conseil, c'était toujours bon à prendre. Mais c'était mieux si c'était des conseils qu'on ne connaissait pas. Parce que là, en l’occurrence, "évite de traîner avec d'autres français", je pense que je l'aurais trouvé toute seule celui-là.

Et puis, il ramena le "petite" sur le tapis. Je relevai les yeux sur lui et fronçai les sourcils.

- Je suis au moins aussi grande que vous. Et vous n'avez pas l'air tellement plus vieux que moi. Alors ne m'appelez pas comme ça.

Le tout accompagné d'un regard plus qu'expressif. Mais je n'étais pas rancunière, je disais les choses une bonne fois pour toutes et je passais à autre chose ensuite. Mon expression et mon regard changèrent rapidement alors que je reportai mon attention sur la lettre. Mais j'avais beau creuser, je ne voyais pas trop ce qui pouvait se cacher d'autre derrière les mots qu'il m'avait indiqués. Wes devait d'ailleurs penser qu'il me l'avait suffisamment laissé l'étudier puisqu'il finit par rassembler les documents pour refermer le dossier.

C'est alors qu'il me demanda mon numéro, m'assurant que c'était uniquement pour des raisons professionnelles. Et puis il me déconseilla de tuer quelqu'un...

- Est-ce que j'ai vraiment l'air d'être une tueuse ? Oui, j'avais un peu de mal avec l'humour de ces américains.

Enfin, peu importe. Je n'avais pas l'intention de l'appeler pour quoique ce soit. De toute façon, je n'avais même pas ses coordonnées. D'ailleurs, en parlant de ça... Je sortis un crayon de mon sac et notai mon numéro de téléphone sur la serviette en papier qu'on m'avait donnée avec mon chocolat.

- Si je peux vous rendre à nouveau serveur, ça sera avec plaisir.


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[Albane/Wes] Mustang Kids Are Out
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