Trop sont déjà morts. Je suis Sam Goode.

2011. Chicago, IL. Depuis que la guerre a été officiellement déclarée à NYC, quelques jours plus tôt, la ville est aux mains des Mogadoriens. Il revient à présent à la Garde Humaine de la défendre.
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HUMAINS
L'être humain est complexe, paradoxal et imprévisible. Il se trouve souvent là où on ne l'attendait pas. Ses capacités restreintes n'en font pas un incapable car il value les émotions et les sentiments. Il aime acquérir les choses de ses propres mains et ressent toujours le besoin de prouver aux autres, ainsi qu'à lui-même ce dont il est capable, à tous les niveaux.
Quand bien même, de frustration, il tente d'assassiner sa propre planète et ainsi que ses frères, il n'en demeure pas moins un être particulièrement entier et unique.
GARDANES
A l'origine, les Gardanes sont des Lorics dotés de dons exceptionnels, d'Héritages, voués à défendre leur planète et leur population. Cependant, il y a à peine quelques jours, ils ont répandu l'essence de Lorien sur Terre afin de la défendre à son tour. L'entité unique a alors constitué, choisissant parmi des êtres humains du monde entier, la Garde Humaine.
De par leur coeur vaillant et pur, leur courage sans limite et leur volonté d'agir, ces nouveaux Gardanes développeront à leur tour des dons extraordinaires et l'avenir de leur propre planète dépend d'eux. À grands pouvoirs, importantes responsabilités.

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 [Eric & Camille] Freaks, geeks & a ginger

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Camille était dehors après le couvre-feu et la police n'aimait apparemment pas ça. Il faut dire que Chicago était une grande ville, et que tout bêtement, elle s'était totalement perdue. Déjà qu'elle avait été dans le Loop, un endroit inconnu au bataillon pour la jeune femme, mais surtout y avait été seule. Parlez de fierté mal placée... Mais il paraissait que c'était par-là qu'elle trouverait les cartes SIM prépayées les moins chers et ça avait été vrai. Après quelques jours, elle avait enfin un numéro américain.
Le but était bien sûr de pouvoir contacter l'ambassade suisse rapidement, mais c'était également pour pouvoir contacter Eric et Leslie sans avoir à passer par Abelone ou le frère aînée de son ami Suisse. Pour la discrétion, parce qu'elle ne voulait pas qu'on lui demande pourquoi elle s'était mise à traîner avec des américains qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam et avec qui elle ne semblait - au final - pas si bien s'entendre que ça. Pour Eric ça pouvait encore aller, amis pour Captain America, elle n'avait aucune excuse.
La première chose qu'elle avait fait donc, était de changer de carte SIM - en mettant la suisse dans son porte-monnaie pour pas la perdre - et de rapporter les numéros d'Eric, de Leslie et de trouver le numéro de l'ambassade suisse. Pour ça, elle avait du se rendre dans un cyber-café pour avoir un accès internet avant de partir manger.

Le fait est que les restaurants ferment bien assez tôt pour permettre aux gens de rentrer avant le couvre-feu. Mais le soucis était que la rouquine, bien que partie donc bien assez en avance, s'était perdue dans les rues du Loop et - bien sûr - ne trouvait pas un taxi. La voici donc, après le couvre-feu, à se balader dans les rues de Chicago. Et bien sûr, avec sol bol habituel, la police la repère.
Peut-être qu'elle n'aurait alors pas dû se mettre à courir. C'était probablement bête, mais elle avait espéré que la police pense que c'était simplement une ado qui faisait le mur et ne voulait pas la poursuivre. Eh bien apparemment ce n'était pas comme ça, et la voici dans une course-poursuite à pied avec les gars en uniforme qui lui crient de s'arrêter.
C'est tout bête vraiment, la jeune fille ne voulait pas se faire arrêter. En soi, elle n'a plus de passeport et - malgré sa carte d'identité - elle sentait que ce serait mal vu par la police, vu qu'en plus elle ne s'était pas déclarée à l’ambassade. Elle ne voulait donc pas de soucis, surtout pas dormir une nuit au poste et avait espéré qu'on la laisse tranquille. Mais apparemment, ce soir, sa chance avait pris la fuite.

C'est donc pourquoi quand elle arriva devant une barrière plus haute qu'elle - au moins deux mètres - en treillis métallique, elle s'est dit que pour finir, avoir fait du parcours pendant plus de trois ans s'avérait utile. Pas qu'elle ait jamais pensé qu'un jour elle ait à s'enfuir de quelque chose ou quelqu'un - et surtout pas en sautant au-dessus de barrières, de petits murs, de les monter rapidement ou d'escalader des barrière en treillis - mais hey! Pour une fois que quelque chose lui était utile dans la vie courante.
Voyant que son sac allait la gêner, et ne voulant pas casser son natel, elle le glissa dans son sac qu'elle lança au-dessus de la barrière et il vint s'écraser de l'autre côté. Entendant la police arriver derrière elle, elle recula rapidement - pour prendre un peu d'élan - se mit à courir, sauta et... passa à travers la barrière.
Camille était abasourdie. elle n'avait rien sentit. S’était apprêtée à s'accrocher au métal et utiliser l'élan et le boost en hauteur pour escalader rapidement le métal mais rien. Se retournant, elle se demandait si elle était passée par un trou, mais la barrière était intacte. Et les policiers tout près.
Sans réfléchir, la rouquine reprit son sac du sol, se remit à courir et ne réfléchit pas plus, essayant sur son passage chaque porte qu'elle pourrait ouvrir pour s'abriter à l'intérieur. Soit les flics avaient arrêté la poursuite, soit ils continuaient à la chercher, mais le plus important était de rentrer à l'intérieur pour pas qu'ils ne la retrouvent. Une fois dedans, elle n'était en soi plus contre le couvre-feu. Elle espérait juste qu'ils n'aient pas vu ce qu'elle venait de faire. Une porte s'ouvrit enfin, et elle s'engouffra dans ce qui semblait être l'entrée d'un appartement. Elle se cacha sous  des escaliers et se permit de souffler. L'adrénaline lui avait fait oublier qu'elle était à bout de souffle.

C'était dingue. C'était totalement dingue. Est-ce que ça avait un rapport avec sa télékinésie? Parce qu'elle n'avait pas rêvé: elle avait bien passé à travers cette barrière comme si de rien n'était. Il se passait quoi au juste?
Par réflexe, elle sortit son téléphone et le regarda un moment. Elle ne pouvait pas passer la nuit ici, surtout si un des habitants décidait de sortir ou la voyait. Ils allaient forcément appeler la police et ce n'était pas du tout une bonne chose, vu qu'elle venait d'en courir. elle n'était pas certaines qu'ils aient vu son visage - ou ce... pouvoir - mais elle ne voulait pas tenter sa chance.
Camille ouvrit alors ses contacts, ne sachant pas qui appeler. elle ne pouvait décemment pas appeler ses amis suisses à l'université, ni Abelone. Elle ne voulait surtout pas des reproches. L'ambassade était fermée et même: ils ne pourraient pas l'aider ce soir de toute façon. alors elle regarda les noms Captain America et Peter Parker. Est-ce qu’elle pouvait vraiment les tirer là-dedans? Après tout, elle s'était mise dans la mouise toute seule, mais... Mais elle venait de découvrir un truc. Elle venait de passer à travers uni mur. Et elle était perdue dans Chicago qu'ils connaissaient tous deux très bien... Peut-être qu'il faudrait les contacter. Au moins un des deux.

Pour finir, elle se décida d’appeler Eric - surtout parce qu'elle avait plus confiance en lui - et attendit qu'il décroche le combiné. Dès qu'elle entendit sa voix, elle se mit à débiter:

« Eric ? C'est... Ginger. » Elle avait hésité une seconde à utiliser son prénom, mais elle supposait qu'Eric se rappellerait mieux du surnom qu'il lui avait donné. «J'ai besoin de toi. Je suis perdue... Et il vient d'arriver un truc... un truc de dingue. »

Elle avait le souffle court, elle semblait plus stressée qu'elle aurait vraiment voulu. Camille ne voulait surtout pas faire flipper Eric, mais il fallait dire qu'elle flippait elle-même un tout petit peu. Est-ce que c'était la course-poursuite? Ou alors la découverte de ce qu'elle venait de faire?



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Cette histoire de couvre-feu, c'est n'importe quoi. Ca me met dans le rouge. Je peux pas bosser et on a réduit mes heures au restaurant. J'avais besoin de ça pour finir les mois et maintenant, je me retrouve à faire le taxi un jour supplémentaire. Finalement, je couvre toute l'amplitude horaire hors couvre-feu. Ce qui me fait des journées... Un peu longues.

Ces derniers temps, j'ai pas beaucoup l'impression de vivre, mais c'est pas de la dépression, c'est plus de la fatigue. Métro-boulot-dodo, quoi. Déjà que je voyais pas grand monde, mais là... Mes journées sont encore plus ternes que d'habitude, monotones et... Dénudées de tout intérêt.

Je sais pas ce qui m'a pris de regarder mon téléphone ces derniers jours, comme si j'attendais un appel. Allongé sur le canapé, pendant que mon frère aidait ma petite soeur dans son bain, je jouait avec un balle en l'air, soufflant dessus pour la faire tourner dans le vide. Les infos tournaient à la télé et mon téléphone était posé sur la table basse avec un coca.

Quand j'entends ma soeur chahuter et beugler, je ferme les yeux, laisse la balle retomber sur mon torse et je soupire. Je n'ai pas envie de m'énerver, je ne vais pas m'énerver, elle n'a que 5 ans, je suis zen, calme, imperturbable. J'élève la voix, simplement pour qu'elle m'entende lui dire d'arrêter, sinon elle aurait pas d'histoire avant de se coucher. Je suis cool, comme frangin, pas vrai ? Ca devrait la calmer... Cinq minutes. Ce sera suffisant pour que mon téléphone sonne et que je puisse y répondre. Ca ou envoyer deux ou trois SMS en paix. Enfin, ça c'est si il sonne.

...

Ce qu'il fait. Et pas juste pour un SMS. Je fronce les sourcils et tourne la tête pour voir l'écran s'allumer sur un contact inconnu, l'appareil vibrant sur la table. Intrigué, me demandant si je lis dans les pensées de quelqu'un, ou bien si j'ai un don de précognition, ou même... Si j'ai télékinésiquement insufflé la vie à mon téléphone, je me redresse pour m'asseoir et décrocher. Je prends une voix grave, à l'intonation méfiante, presque, espérant secrètement qu'il s'agisse d'un nouveau job - auquel j'ai pas postulé mais je suis un fervent amoureux de la magie et de l'autopersuasion. Sauf que c'est même au-delà de ça.

Je plisse le front de surprise en reconnaissant ma Rouquine et quand je regarde l'heure qui s'affiche sur le boîtier de la télé, je crois que je devine pourquoi elle m'appelle. Elle une voix stressée, presque paniquée, mais je crois que je l'ai toujours un peu connue comme ça. Si on peut appeler ça connaître...

"Ginger ? Mais qu'est-ce qui t'arrive ?!"

J'ai limite la voix qui monte dans les perchés quand je lui réponds et une légère grimace sur le visage. J'ai les mains moites. Et quand je l'écoute, je me dis que j'ai vu juste.

"Calme-toi. Où est-ce que tu es ?"

Le seul souci, c'est que je vis pas franchement dans le centre ville. Je me passe la main dans les cheveux et j'essaye de visualiser, au mieux, où elle peut se trouver. Je laisse Camille me décrire au mieux où elle est, me disant que je connais la ville comme ma poche et que je peux la rejoindre rapidement.

"J'arrive, ok ? Reste où tu es. Je viens te chercher."

Et quand je raccroche, mon téléphone m'envoie du jus ! Encore une fois, je reste calme, zen, imperturbable et je me lève en attrapant mes clés, sans oublier mon téléphone. J'ai un avantage à être taxi driver. Nous avons une dérogation pour le couvre feu. Si c'est un cas d'urgence, alors on a le droit de circuler. Si on se fait choper, j'aurais qu'à mentir, pas vrai ? Je n'aime pas vraiment ça, mais je me dis que parfois, il faut bien savoir se laisser porter par le destin ! En tout cas, j'ai hâte de savoir ce que Ginger veut me dire, parce que je suis pas des masses rassuré. Je peux pas dire qu'on se connaît de façon banale - hey, elle a voulu anéantir ma descendance, déjà ! - et tout ce qui me vient à l'esprit, c'est qu'elle a un souci d'ordre... extraterrestres, si tu vois ce que je veux dire.

Mon frère boude, parce qu'il en a marre de prendre ma place, j'ai beau lui expliquer qu'il s'agit d'une amie en détresse en pleine ville, que je peux pas la laisser dehors, il a du mal à comprendre. Il en a marre de supporter ma soeur... Mais moi aussi. Et elle le sait. Elle déteste ça, du coup, elle en rajoute pour attirer notre attention. J'aime ma famille, mais il nous arrive, comme chez tous, d'avoir des périodes plus... Basses. Finalement, mon frère me laisse sortir et je descends récupérer mon taxi pour retrouver Camille. Pas franchement près de chez moi. Elle a réussi à me rendre plus que nerveux et mes mains sont de plus en moites. Je sais pas si c'est l'idée de la voir ou la nervosité qu'elle m'impose. Quand j'arrive dans les environs, je reprends mon téléphone pour l'appeler.

"Je suis là... Mais je te vois pas."



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Camille est plus que soulagée lorsque Eric lui répond et est tout de suite d'accord de l'aider, de venir la chercher même. Franchement, elle ne s'attendait pas à tant, mais en même temps, avec Mr. Parker, elle aurait dû savoir que ça allait être le cas. Il était gentil, elle l'avait tout de suite perçu chez lui, et malgré leurs enfantillages respectives du début... elle savait qu'il allait être là pour elle. C'était étrange de penser ça.
La rousse tenta alors de décrire à son sauveteur au mieux où elle était, mais il était clair qu'elle était complètement perdue.

« Quelque part dans le euh... Loop je crois que ça s'appelle ? Aucune idée d'où exactement, mais je crois que je suis à quelques blocs de ce restau... »

Ça leur prit quelques minutes, juste le temps pour qu'elle arrive à retracer plus ou moins ses pas, et qu'Eric - qui connaissait vraiment Chicago comme sa poche, chauffeur de taxi oblige, peut-être ? - arrive à visualiser où elle pouvait se trouver, avant de lui dire qu'il venait la chercher et de ne pas bouger. Franchement elle n'en avait eu aucune intention dès le départ, donc il n'était pas difficile de lui promettre de ne pas bouger un pousser, des s'assoir dans un soupire et d'être infiniment soulagée.
Non pas que la jeune fille soit totalement tirée d'affaire, en réalité c'était même le contraire : elle venait de tirer son nouvel ami droit dans ses problèmes. Mais quelque part, le fait de savoir qu'elle partageait en quelque sorte son fardeau avec lui la rassurait.

Mais très vitre, le soulagement initial disparaissait à une sorte de peur dans le ventre, en plus d'une réflexion intense. La rouquine rependait à ce qui s'était passé à la grille plus tôt, comme elle l'avait simplement traversée comme si de rien n'était. C'était, bizarre pour pas dire carrément ahurissant. Ce n'était pas humainement possible, ou alors, que dans les livres de fiction. Est-ce que ça avait à voir au type blond qui soignait les gens de la vidéo que lui avaient montrés Leslie et Eric? Est-ce qu'au lieu de soigner, elle elle pouvait traverser les murs?
En tout cas, elle ne voyait pas vraiment comment ça ne serait pas lié à sa télékinésie. Et très franchement, elle aurait presque hésité à tester son nouveau pouvoir en attendant les chauffeur de taxi, si ce n'était qu'elle avait trop peur de passer à travers le sol et de se retrouver coincée six pieds sous terre.

Cette pensée lugubre lui donna un frisson, mais son portable se mit à nouveau à sonner et en voyant le nom de Parker, elle décrocha tout de suite, pour entendre Eric lui demander où elle était. forcément elle était encore à l'intérieur, alors elle se leva, vérifiant qu'elle avait toutes ses affaires et se dirigea vers la porte, prête à l'ouvrir et sortir dehors. Ce faisant elle dit:

« Je suis à l'intérieur donne-moi deux... »

À peine avait-elle rejoint la porte et mit une main dessus, que sa main passa à travers, déséquilibrant Camille et la faisant tomber tête la première à travers la porte. Elle finit donc sa phrase en étant propulsée droit jusqu'au mur d'en face qui restait quant à lui solide. Elle se le prit en plein dans le nez. Aïe. Ça faisait mal.
Se frottant le nez, elle se retourna, pour voir qu'elle n'avait plus son natel dans les mains, ni même son sac. Ils devaient être encore de l'autre côté de la porte.
La jeune fille entendit cependant un bruit, et tout d'un coup, elle était tendue, se retourna vers l'origine... mais ce n'était qu'Eric. Elle soupira encore de soulagement, avant de voir son regard. Bon il avait vu, au moins elle n'aurait pas à trop expliquer.

« Tu... tu as vu ça ? Attends je vais récupérer mes affaires je crois qu'elles ont pas passé le... »

Elle fait un geste vers la porte. Franchement, elle ne sait pas quoi dire, ni comment expliquer ce que c'était vraiment que ça. Un nouveau pouvoir, certes, mais elle ne savait pas vraiment comment le décrire. Parce qu'apparemment elle passait les portes et les grillages, mais rien d'autre ne suivait.
Retournant vers la porte, cette fois-ci, Camille prit plus de précautions à toucher la poignée, à faire sûr qu'elle était bien solide, avant de l'ouvrir et voir qu'effectivement, ses affaires étaient encore bien là. Elle les ramassa avec précaution, avant de revenir vers Eric, qui l'attendait à l'extérieur. La rouquine avait très envie de parler avec lui de ce qui s'était passé juste à l'instant, mais pour le coup, elle préférait le faire quelque part à l'intérieur. Cependant, elle se rappela avec effroi ce que sa colocataire lui avait dit: les dortoirs fermaient leur porte après le couvre-feu. elle n'avait aucun moyen de rentrer chez elle - enfin, son chez elle actuel.

« Il faudrait qu'on y aille, je n'ai pas envie de t'attirer plus de soucis que ça. Les portes du dortoir de l'université ferment dix minutes après le couvre-feu par contre alors... oh wow! »

Camille avait commencé à passer à travers une bouche d'égout sur laquelle elle venait de marcher, et c'était agrippée à Eric, prenant fermement sa main pour se remonter et revenir sur terre ferme. Super, donc elle allait bien faire gaffe de ne plus marcher sur les jolies plaques rondes de la ville pour ne pas se retrouver dans de l'eau puante. C'était génial. Et quand on dit génial, c'est que ça l'était pas du tout.
Cependant, ce faisant, elle avait aussi vu que les mains d'Erics étaient plus qu'un peu moites. Elles étaient même carrément mouillées, comme s'il venait de faire trempette. Remise un peu du choc d'avoir presque atterrit au milieu d'une grosse flaque de puanteur, elle se tourna vers lui, inquiète.

« Ça va ? Y'a un soucis ? Tes mains sont... moites. »

Superbe éloquence Camille.

[HJ: Désolée pour mon abominable retard des neiges, j'espère que tu ne m'aimes pas moins pour. ♥]



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Ne la voyant pas, j'ai fini par sortir du taxi et quand je me suis approché en suivant les bruits pour la retrouver, je l'ai vue passer à travers une porte. Du moins, c'est ce que je me pense avoir vu. Il fait sombre, que veux-tu que je te dise ? Alors, je fronce les sourcils et je la suis des yeux, réfléchissant à toute vitesse. Et quand elle arrive, j'ouvre la bouche.

"Qu'est-ce que..."

Déjà, elle repart, puis elle revient et je commence à me sentir nerveux. C'est pas de la peur ou quoi, c'est juste de l'incompréhension. Je l'ai vue passer au travers de la porte ou bien est-ce que c'était une illusion d'optique ? Je pense pas devenir fou, je suis même franchement lucide. Donc, ça veut dire que ce que j'ai vu est réel. D'accord. Parfait ! Admettons ! Nous avons donc Captain America, je suis Peter Parker sans ses toiles agrippantes et voilà Kitty Pride ! C'est fantastique, où est Miss Marvel ? J'ai hâte de la rencontrer, je suis un de ses plus grands fans !

Toute cette situation me met la rate au court bouillon. Et si on était les nouveaux héros ? HA HA ! Oubliez Peter Parker, je vais me surnommer Tadashi, maintenant. Je suis asiatique, autant honorer mes origines. Ok, je suis pas japonais, non plus, mais qui compte ? On s'en fout ! Et donc, où est mon fidèle compagnon ? Pendant que je réfléchis à ces multiples opportunités qui s'offrent à nous, la voilà qui trébuche et se rattrape à moi. Elle a de la chance que je sois plutôt vif et avec de bons réflexes. Un coup de télékinésie et je la fais remonter, mais contre toute attente, elle ne me lâche pas.

Honnêtement, je pense qu'elle exagère. Mes mains ne sont pas si trempées ! Mais la voir d'aussi près m'a fait cogner le sang contre les tempes. Hey, c'est pas parce que j'ai une vie de famille à assumer que j'ai pas d'yeux pour regarder par la fenêtre, ok ? Et elle est encore plus jolie maintenant qu'avant. Pour un peu que je me mettrais bien à balbutier.

"Euh..."

Voilà, donc ça, c'est fait. Je pose mes mains sur ses épaules pour la redresser et l'éloigner de moi de quelques centimètres. Suffisamment pour que je puisse essayer de réfléchir sans avoir l'impression qu'il se dispute une guerre nucléaire entre mon poumon droit et mon poumon gauche à qui fera battre mon coeur le plus vite. Mon corps est plein de blagues, en ce moment.

"J'ai une grippe, je crois ou un truc comme ça."

En tout cas, j'en ai les symptômes. Je lui désigne la sortie.

"Mon taxi est là. Les portes de l'université doivent être fermées à l'heure qu'il est. Tu peux rester chez moi cette nuit, si tu veux."

Voyez-vous ça comme j'ai proposé sans flancher ! Je suis fier de moi. Je retrouve donc mon aplomb en me mettant à marcher et je dodeline de la tête avec une moue assurée.

"Enfin, ça c'est si t'as pas peur des... Parasites. Ou des chatouilles nocturnes ! Voire même, si t'es assez téméraire pour défendre un lit de l'attaque d'ours en peluche vivant."

J'aurais mieux fait de fermer ma gueule. Je crois que je suis nerveux. Je peux pas la laisser dans la rue, elle peut pas rentrer à l'université et je suis sa seule option. Moralité : une fille va venir chez moi. Dans ma maison. Avec mon frère et ma soeur. J'ai pas fait le ménage, la cuisine est pas très propre parce que j'ai pas eu le courage de faire la vaisselle, la salle de bain doit être un danger public et je l'imagine déjà se faire réveiller en sursaut par les cris de ma soeur !

Je vais pour ouvrir la portière du taxi et l'y faire monter, mais finalement, je la referme en relevant un index, la bouche en rond. Une seconde... Demain matin, il me semble que j'ai une visite de l'assistante sociale.

"Sauf si tu veux que je te dépose quelque part !"

J'acquiesce, les yeux ronds, de plus en plus nerveux. On dirait que j'ai pris de la drogue, regarde-moi. Je suis partagé entre l'envie d'avoir une fille à la maison alors que c'est une très mauvaise idée, la peur que ma soeur me ridiculise, l'angoisse que mon frère me tape une morale et la crainte que mon assistante sociale me prenne pour un Don Juan si elle tombe sur les sous vêtements de ma donzelle à 8h du matin !

"Enfin, ma proposition tient toujours, hein !"

Bah tiens...

En attendant, Kitty, c'est le Ninja qu'elle a appelé. Pas Captain America. Tout le monde sait pourquoi.



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Est-ce qu'Eric se comportait bizarrement? Parce qu'Eric se comportait bizarrement. En fait il semblait plus que stressé, mais à vrai dire, Camille l'était un peu aussi. Chez elle, ça se résumait à ne pas laisser les autres finir leur phrase et voir rouge un peu plus rapidement. Apparemment, pour le super-héros asiatique, cela voulait dire balbutier, tourner en rond et transpirer des mains comme s'il était un gamer de compétition. Classe. Effectivement, prétexter une grippe c'est pas si mal.
La rouquine se laisse éloigner d'Eric qui la tient au bout des bras pas les épaules, en lui lançant un regard qui se veut inquisiteur à son excuse de grippe. Il a vraiment la grippe? C'est vrai qu'il a l'air un peu blanc, là, sous cette lumière. Mieux vaut ne pas pousser. Par réflexe, elle s'essuie les mains sur son haut, histoire d'enlever un peu de la moiteur, et le suit, en faisant gaffe de pas marcher sur un truc qui semble trop.... traversable. Faire trempette c'est pas trop l'idée là.

En suivant Eric vers son taxi, la jeune fille rigole un peu à la réflexion d'Eric sur les attaques de peluche et de chatouilles. Alors comme ça il a des frères et sœurs (ou l'un des deux hein) ? Du coup, elle s'en veut un tout petit peu, de l'avoir appelé aussi tard alors qu'il y a des mômes chez lui qui doivent probablement l'attendre. Vu comme il travaille, ses parents ne sont probablement pas très là... voir pas du tout. Ça semble presque étrange à la jeune Suisse qui a toujours grandi entouré d'amour et avec assez d'argent pour que ses parents l'envoient seule à New York avec deux amies. Avoir des parents absents, c'est presque un concept étranger pour elle. Les USA sont bizarres...
Camille ne dit rien cependant et le suit simplement, alors qu'ils arrivent au taxi et qu'Eric ouvre la porte, la jeune fille est prête à rentrer dedans avant qu'il lui referme la porte presque au nez et se retourne, l'air un peu stressé et indécis. Il propose de l’amener ailleurs, mais que tout de même l'invitation pour aller chez lui reste. Faut qu'il déstresse le chauffeur, il va nous faire un anévrisme.

Toujours avec une élocution de dingue, Camille s'approche d'Eric et lui met une main qui se veut rassurante sur son épaule, en le regardant dans ses yeux qui sont encore tout ronds.

« Eh, euh... Eric ? T'es sûr que ça va ? »

Dans une voix un peu plus douce, qui se veut calmante et - on l'espère - pas trop maternelle, elle continue tout de suite sur sa lancée, tentant de calmer le stress qu'elle ressent elle-même.

« Si ça te dérange pas que je vienne chez toi, faisons ça. Mais si ça pose soucis à toi ou à ta famille, on peut chercher autre chose. Pas de soucis, d'accord ? »

Et au pire, elle peut toujours tenter d'appeler Captain America pour voir s'il pouvait l'héberger, ou pourquoi pas tenter d’appeler ceux qui l’hébergent à l'université pour voir s'ils ont une solution pour elle. Maintenant que quelqu'un est venu la chercher, en réalité, elle est beaucoup plus calme. On peut bien voir, une fois dans la sécurité relative du taxi, ce qu'on fait.
Cependant, comme pour la contredire, elle entend des voix dans la ruelle derrière elle, et se retournant elle remarque tout de suite des lampes torches et des voix. Et si c'était les flics de tout à l'heure qui ont simplement fait le tour pour tenter de la retrouver dans cette rue? Ou juste d'autres flics... en fait, retrouver quiconque après la couvre-feu ne semblait pas être un bon présage, vu qu'après tout, on pourrait penser que mis à part Camille et Eric, tous les autres qui l'ignoraient étaient des hors-la-loi. Bon, techniquement, Eric et Camille étaient des criminels là sur l'instant, vu qu'ils étaient justement dehors après le couvre-feu....
Quoiqu'il en soit, le temps pressait un tout petit peu. Et même si la rouquine ne voulait pas presser trop son sauveur, elle n'avait aucune envie de se retrouver à se faire courir après. Surtout si cela impliquait mettre Eric dans la merde, vu que ce dernier semblait avoir des enfants l'attendant chez lui... Passer la soirée au poste, c'était pas vraiment ce dont il devait rêver. Et Camille non plus.

« Pas pour te presser mais on voit ça pendant qu'on roule ? »

Sur ce, elle ouvrit la porte du taxi et sauta dedans en refermant rapidement derrière elle, attendant qu'Eric entre du côté conducteur. Il y avait plus qu'a espérer qu'elle ne passe pas à travers son siège pour se retrouver sous les roues, ou ça la foutrait vachement mal.

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Est-ce que je vais bien ?

"Oui, bien sûr, pourquoi ?"

Est-ce que ça me dérange qu'elle vienne chez moi ?

"Non non, aucun souci !"

Qui plus est, j'ai comme l'impression que ça l'arrange de venir chez moi et pas ailleurs, comme si elle avait confiance. Ce qui me fait sourire, d'ailleurs. Et je ne suis pas un criminel, j'ai le droit d'être là si c'est un cas de force majeur, à savoir, que j'ai trouvé un hors la loi errant dans les rues. Parce que je suis un bon citoyen. Et que je tiens à ma licence, aussi. Si elle entend des voix, et que moi aussi, je ne me doute pas un instant qu'elle les fuit à ce point. Déjà, elle monte dans la voiture et j'en profite pour regarder mes mains avec curiosité. Je l'ai vue essuyer les siennes et je fronce les sourcils. C'est vrai qu'elles sont moites. Et j'ai chaud. Je mets ça sur le compte de la nervosité et je me dépêche de prendre le volant… et la route.

"Qu'est-ce que tu faisais dehors à cette heure-ci ?"

A cette heure-ci, il n'y a quasiment personne et on sera vite à la maison. Pendant qu'on roule, je la regarde de temps en temps en tapotant le volant de mes pouces. La nervosité, toujours. Une fille dans mon appartement. Une vraie fille dans mon univers très fermé de la vie d'un ado émancipé. Une gonzesse… Face à mes frangins. Une nana va dormir dans ma chambre, cette nuit. Cette même nana n'a pas de rechange et va soit rester nue sous mes draps, soit emprunter mes affaires pour dormir avec. Je me passe un poignet sur le front pour tenter d'essuyer la fièvre qui me monte. Quelque chose me dit que je vais avoir du mal à survivre à cette soirée… Et que les ressors du canapé sont foutus et que pour le coup, moi, je ne vais pas dormir. Demain, je vais être un zombie.

L'autre avantage de l'heure tardive, c'est que tout le monde étant chez soi… La place devant mon immeuble est toujours là. C'est Chinatown et concrètement, les gens s'en foutent que je rentre tard. Personne ne dira rien. Je coupe le moteur et laisse mes mains retomber sur mes cuisses en regardant Camille.

"Je vais préparer un truc à manger si tu veux et on pourra discuter… Tu me raconteras en détail, parce que je crois que j'ai pas tout compris."

J'aime bien jouer l'abruti, des fois. La rue est si glauque depuis le couvre-feu. Les restaurants sont fermés, les magasins aussi… Même pas un vélo qui rentre tard… C'est fantômatique. Je referme la portière derrière elle et lui montre la porte d'entrée qui donne sur un escalier jusqu'à mon appartement. Je peux pas dire que je vis dans le grand luxe, mais je m'en fiche, je suis pas là pour ça. J'entends le chien des voisins aboyer en m'entendant et, une fois devant la porte de chez moi, je me retourne vers Camille, la main sur la poignée, de plus en plus nerveux.

"Ecoute, ils sont pas habitués à voir des inconnus, alors… Je m'excuse par avance de leur comportement. Et aussi, euh… Tu veux bien m'attendre là ? Que je range, un peu, tu vois. C'était genre pas prévu, alors…" J'ouvre la porte mais je ne lui laisse pas entrevoir l'intérieur. Je n'ai pas le luxe de lui laisser le choix, de toute façon. "Ok ? Super ! Je reviens. Attends-moi là."

Et je lui ferme la porte au nez. Je ne me rends pas compte à quel point la poignée est brûlante et je referme derrière moi. Normalement, ce sont les filles qui sont inquiètes de leur intérieur, non ? Moi ce qui m'inquiète, c'est l'impression que mes frangins vont donner à cette fille. Je me dépêche, je jète toutes les fringues dans la chambre de mon frère qui râle comme un putois parce que c'est pas juste. Je négocie une semaine de devoirs gratuits pour que mon petit frère fasse la vaisselle. Par chance, la gamine ronfle, mais j'ignore pour combien de temps, encore. Elle sent les étrangers à des kilomètres, mais je sais qu'elle les craint autant qu'elle est imbuvable avec eux. Je fourre le contenu de la table basse sous le canapé et quand je reviens ouvrir, j'ai un sourire immense sur les lèvres, le bras sur l'encadrement, la main sur la poignée et je pousse la porte pour la laisser passer.

"Mi casa e su casa ! Ou un truc du genre, je suis pas très fort en langues."

Je bouge dans tous les sens parce que je n'ai aucune idée de comment me comporter ! Les sourcils froncés par la contrariété doublée par la curiosité, mon frère arrive dans le couloir. Il est plutôt grand pour son âge, il m'arrive presque à l'épaule et je pose ma main sur sa tête, qu'il repousse avec un profond soupir de mécontentement.

"Ca, c'est Abel."
"Salut."
"Et il allait se coucher ! Pas vrai ?"
"Ouais, peu importe."
"Bonne nuit ?"
"Je t'ai laissé l'aspirine sur la table."
"Merci grand chef !"

Du fond du couloir, il râle.

"Ouais, c'est ça ! Et que je vous entende pas !"

Je grimace avec l'impression de me faire rabrouer comme s'il était mon père et je regarde Camille.

"Désolé… Il est grognon quand il est fatigué. Tu veux manger/boire quoi ?"

Je ne sais même plus ce qu'elle m'a répondu plus tôt, si elle a faim ou soif. En fait, c'est à peine si je l'ai écoutée dans la voiture parce que je me suis laissé submerger par toute cette… Situation qui me met mal à l'aise. Je n'arrête pas de me demander ce qu'elle peut penser de moi en voyant l'appartement, comment je vis, que mon frère, du haut de ses 11 ou 12 ans réagit comme un jeune adulte… Comme moi, alors qu'il devrait râler à cette heure-ci pour avoir droit à 5min de plus devant la télé. Pas négocier ses devoirs faits par son frère aîné contre la vaisselle de la journée...

J'invite Camille à me suivre jusqu'à la cuisine qui est à moitié ouverte sur le salon. Au mur, j'ai accroché des posters comme l'affiche de Taxi Driver ou Tigre & Dragon… Quand on a des clichés, hein...



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Eric prend peut-être une seconde à monter en voiture, et curieuse, la jeune fille l'observe du coin des yeux qui regarde ses mains avant de s'empresser de la rejoindre dans le taxi et de prendre la poudre d'escampette. Est-ce qu'il se passe quelque chose de bizarre pour l'asiatique comme pour Camille il y a quelques secondes? Est-ce que vraiment il a la grippe? Ou alors est-ce que c'est le commencement d'un nouveau pouvoir pour lui aussi?
Mais bon, sachant que pour l'instant il n'a que les mains moites, si son pouvoir c'était ça, ce serait tout de même bien bidon. Mais malgré tout, elle ne pouvait pas s’empêcher d'avoir une certaine paranoïa: et si cela impliquait plus? Et si c'était un symptôme d'autre chose. Parce qu'il était clair qu'il n'avait pas encore commencé à traverser les murs comme elle,m et tout comme ils en avaient parlé il y a quelques jours avec Leslie, ils ne savaient pas si au delà de leurs pouvoirs kinétiques, ils auraient tous les même pouvoirs.
En tout cas la rouquine pouvait passer les murs. Et si elle n'avait pas aussi peur de soudain traverser son siège et se retrouver sur la route en sortant d'un taxi qui roule à plusieurs kilomètres heures - ou de traverser la Terre et s'étouffer dans le sol - elle serait probablement assez excitée de ce nouveau développement. Apprendre à utiliser ce nouveau pouvoir semblait plus excitant que leur télékinésie. Et quelque part, il y avait une certaine fierté à avoir quelque chose de nouveau avant Eric - voire même Leslie.

La tirant de ses pensées, Eric lui demanda pourquoi elle était dehors aussi tard, et elle commença à tout lui raconter, le voyant hocher la tête de temps en temps comme s'il suivait la conversation. Pourtant, quand ils arrivèrent à Chinatown, devant un immeuble, Eric lui dit qu'il n'avait pas tout compris. Camille fronça les sourcils et fit un peu la moue:  il ne l'avait simplement pas écoutée. C'était assez évident parce qu'il n'avait après tout pas fait de remarques tout au long du monologue de la jeune femme. Quelque chose le préoccupait, c'était clair, et Camille espérait simplement qu'elle ne le dérangeait pas. Elle s'était plus ou moins imposée et maintenant elle se sentait coupable.
Mais la suissesse ne dit rien, hoche simplement la tête quand il lui indique l'entrée de l'appartement et le suit sans rien dire. Le fait qu'elle s'immisce dans ses affaires et peut être un poids lourd la gêne. Quelque part, elle se demande si vraiment elle avait bien fait d’appeler Peter Parker plutôt que de s'occuper elle-même de la merde dans laquelle elle s'était mise.

Plus ils s'approchent de l'appartement, plus l'asiatique semble être nerveux. De plus en plus mal à l'aide, Camille se met à jouer avec ses cheveux, attendant que le jeune homme reprenne la parole, attendant peut-être d'être rassurée. Elle se dit de plus en plus que c'est une mauvaise idée.
Cependant, Eric la rassure plus ou moins quand il lui dit que c'est simplement que sa famille n'a pas l'habitude des inconnus, bien que de se faire fermer la prote devant le nez alors qu'elle tente de répondre n'aide pas vraiment.

Soupirant, la rouquine regarde un peu autour d'elle, jouant avec le tapis de bienvenue du bout de sa chaussure, fixant ses semelles en attendant que son ami revienne. Elle n'est pas assez indiscrète pour écouter ce qui se passe dedans, mais entends le son étouffé de la voix d'Eric qui parle doucement à quelqu'un d'autre pas trop loin à l'intérieur.
Quelques moments plus tard, Eric ouvre à nouveau la porte, tout sourire cette fois. Franchement, c'est contagieux, et la jeune fille ne peut que lui répondre avec un sourire là aussi, son appréhension d'il y a quelques instants presque disparue. À la réflexion de l'asiatique, elle glousse et répond tout en passant à coté de lui:

« Je crois bien que c'est ça oui. »

En entrant, Camille remarque rapidement qu'il y a quelques paires de chaussures dans l'entrée. Au vue des tailles qu'elle voit, Eric a probablement deux petits frères, ou deux petites sœurs. Et en ne voyant pas de chaussures féminines de taille adultes, elle en déduit même qu'ils n'ont en tout cas pas de mère présente. Que ce soit juste pour ce soir ou tout court.
Elle ne fait cependant pas de remarque, voyant qu'un garçon plus jeune s'est approché dans le couloir, les sourcils froncés. Eric se comporte affectueusement avec lui, mais en digne gosse il repousse son grand-frère. Ça lui rappelait ses propres frères encore en Suisse, comme ils aimaient l'embêter quand elle venait leur donner un peu d'affection, la repoussant gentiment jusqu'à ce qu'ils se laissent faire en boudant faussement. Au vue de ceci, elle eût un petit pincement au cœur. Elle n'aurait jamais cru que les deux mômes lui manqueraient...

Quand Eric présenta son petit frère, Camille lui sourit gentiment. Elle espérait franchement qu'elle n'embêtait pas la petite famille Xian ce soir. Surtout que comme l'aîné de la maison l'avait bien dit, son arrivée n'était pas prévue.

« Salut Abel, je suis Camille. À la fin du petit échange entre Eric et son petit frère, alors que ce dernier est déjà en train de partir, elle lui lance: Bonne nuit ! »

La rouquine allait se tourner vers Eric pour lui poser une question, quand Abel s'exprima du fond du couloir et soudain Camille réalisa. Oh. OH. Le petit frère d'Eric pensait donc qu'elle était là pour... ça. Et soudain la jeune fille était rouge comme ses cheveux et était en train de bénir ses tâches de rousseur qui cachaient probablement le feu de ses joues. Elle espérait juste qu'Eric n'allait pas remarques, mais malgré tout elle mit une main devant son visage pour tenter de se cacher.
Non pas qu'elle ne puisse pas s'imaginer de... Non n'y pense même pas Camille. Ne va pas sur ce chemin. C'est pas le moment sérieux.

Se raclant la gorge quand Eric lui demande ce qu'elle veut boire, elle en profite pour le suivre docilement jusqu'à la cuisine, profitant qu'il ait le dos tourné pour tenter d'abaisser le feu de ses joues à un niveau moins... visible.
Et sinon, il ne l'avait clairement pas écoutée dans la voiture, vu qu'elle lui avait dit qu'elle avait déjà mangé avant de se perdre au milieu du Loop.

« De l'eau s'il-te-plaît. J'ai mangé avant de t’appeler. Enfin... avant de me perdre. »

Dans la cuisine, Camille fait semblant de s'intéresser aux poster, mais c'est surtout pour se mettre dos au jeune homme. Elle essaie de reprendre contenance en se triturant les cheveux.

« Tu as un autre frère? Ou une sœur? »

Elle demande presque s'ils ne sont que les trois, mais elle se retient. En soi ça ne la regarde pas vraiment et peut-être qu'il n'a juste pas envie d'en parler...



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"Ah. Oui, c'est vrai."

L'index levé, je m'installe aux fourneaux. Façon de parler. Quand je lui sers un verre d'eau, elle me pose la question et je sens mes muscles se raidir dans mon dos. Heureusement qu'elle ne me voit pas, car je ne saurais quelle expression aborder pour dissimuler ma nervosité. Je n'ai pas envie de lui faire mauvaise impression, encore moins qu'elle se fasse des idées comme quoi je suis pauvre, dans le besoin, ou qu'elle prenne pitié parce que je vis seul, sans mes parents etc.

"Euh…" Je souris, finalement, réalisant que c'est toujours la première réponse qui me vient avec elle, et je me tourne pour lui donner son verre d'eau… tiède. "Une petite soeur. Mais c'est l'heure pour les petites princesses de dormir, alors, j'espère que tu ne la verras pas." Parce que très franchement, ma soeur n'a rien d'une princesse, plus d'un sasquatch. Rien que l'idée de l'imaginer en princesse me fait rire. "Sinon, je devrais t'abandonner un moment."

Sous entendu que je veux pas la quitter, même une minute ? C'est bien, Eric, continue à te ridiculiser, comme ça, tu es sur la bonne voie. En lui désignant le canapé pour s'asseoir, je me prends une canette de soda avant de la rejoindre.

"Et toi ?"

Je fais la conversation pour me détendre. J'aurais pensé qu'une fois chez moi, je me sentirais mieux, mais je crois qu'en réalité c'est pire et rester concentré sur les paroles de Camille est de plus en plus dur alors que le sang bat à mes tempes.

"Alors comme ça, tu passes à travers les murs, maintenant ?" Belle entrée en matière, tu te surpasses, mon vieux ! "Je veux dire, ça t'est arrivé avant, ou…"

Je crois que si elle me touche, je suis cuit. J'ai l'impression que ma peau va s'embraser et je me racle la gorge pour freiner une toux. J'ai peut-être vraiment chopé la grippe, mais je n'ai pas froid. En vérité, j'ai même vraiment chaud, mais toute ma peau est électrique. Je me dis que si je me concentre sur Camille, si je l'écoute attentivement, si je suis le mouvement de ses lèvres et que j'arrête de penser à ce qui se passe dans ma tête, je devrais arriver à me calmer. Instinctivement, c'est ce que j'imagine de mieux à faire. Je me retiens de lui demander si elle compte rester ici cette nuit. Au lieu de ça, j'ouvre la bouche, comme un pauvre débile que je suis.

"Tu peux rester ici, cette nuit, si tu veux. Je te prêterai ma chambre." Genre, j'y ai pas pensé avant, c'est l'idée du siècle et je viens juste de l'avoir, regarde ! Pouf ! Je décide de me rattraper en lui montrant le téléphone à côté de la télé. "Ou si tu veux appeler quelqu'un…"



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Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Camille sourit faiblement à Eric une fois que son état de rougeur absolue l'a quittée et prend sans un mot le verre qu'il lui tend, sentant pourtant que le verre est vraiment chaud. Elle hausse un sourcil mais ne dit rien, écoutant simplement le jeune homme parler de sa petite sœur. C'est affectueux, encore une fois, même si elle semble entendre une pointe de sarcasme quand il parle d'elle en tant que petite princesse. En même temps ça ne l'étonne pas, la plupart des petites filles sont de vraies pestes, Camille il y a près de dix ans compris. Une grosse peste qui voulait toute l'attention de ses parents et n'aimait pas du tout ses petits frères. Les choses avaient bien changé.
La rouquine s'assit sur le sofa en testant rapidement s'il était confortable. Elle dormirait probablement là ce soir, en tout cas, elle ne voulait pas s'imposer plus que ce qu'elle ne le faisait déjà. Et surtout, dormir dans le lit d'Eric avec ou sans elle... Elle avait l'impression d'être une pucelle stéréotypée, mais même, avec ce qu'Abel avait dit il y a quelques minutes, elle préférait éviter.

Changement de conversation pour le coup, elle posa le verre sur la table près du canapé et regarda Eric d'assoir avec sa canette. La jeune fille se positionna de telle sorte à ce qu'elle soit tournée vers Eric pour pouvoir le regarder quand elle parlait.

« Oui j'ai deux petits frères. Heureusement ils sont encore chez moi... »

C'était vraiment une chance qu'elle soit partie seule (enfin plus ou moins) et non pas avec toute sa famille... S'ils leur étaient arrivé quoi que ce soit alors que c'est elle qui voulait aller à New York, elle s'en serait voulue toute sa vie. Et même, avec ce qu'il lui arrivait en ce moment... Elle était plutôt contente qu'ils soient restés dans le pays plutôt que de la voir à présent, en train de courir de la police et en passant les murs...
Comme s'il lisait dans ses pensées, Eric changea tout de suite de sujet pour parler de son nouveau pouvoir à la Shadowcat. Non pas que Camille avait vraiment oublié, à vrai dire c'était resté dans sa tête depuis qu'elle avait prit le téléphone pour appeler au secours, mais en même temps elle ne savait pas quoi dire. Elle était tout aussi étonnée de ce changement soudain que lui.

Même si elle n'avait pas été dehors pendant le couvre-feu, Camille aurait probablement appelé tout de suite Eric pour lui parler de ce pouvoir, même si c'était parce qu'elle avait simplement passé à travers d'une porte en sortant de l'université. Cependant, elle n'était pas certaine de ce qui avait déclenché son pouvoir. si ça se trouve, c'était surtout une question de survie: elle en avait eu besoin pour semer les flics, pas avant. Bien que bon, elle était passée à travers de la porte et d'une bouche d'égout quelques temps plus tôt... Et là c'était tout sauf de la survie vu qu'elle avait failli se péter la gueule.
La rouquine haussa donc simplement les épaules.

« Depuis ce soir seulement. C'est surtout pour ça que je t'ai appelé. C'est super bizarre. Pendant tout le trajet en voiture j'ai eu peur de passer à travers le siège et de me retrouver sur la route. Ce soir, j'ai peur de passer à travers le canapé quand je dors. »

Elle eu un petit rire gêné, et pris de nouveau son verre d'eau dans la main pour prendre une gorgée. L'eau était chaude, enfin en tout cas tiède. Bizarre.
Soudain, elle sentit la température augmenter venant d'Eric, et elle le regarda avec un air troublé alors qu'il lui proposait de dormir dans sa chambre ou d’appeler quelqu'un d'autre.
Et vraiment, Camille ne saurait pas qui appeler d'autre sauf Leslie... et encore. Il serait capable de les engueuler encore pour avoir été dehors durant le couvre-feu. Donc très mauvaise idée. Et puis elle n'avait pas envie de le voir, elle avait envie de partager cette expérience de découverte d'un nouveau pouvoir avec Eric, pas avec le Cap' .

« Oh, non! Non t'embête pas, je peux dormir sur le canapé. C'est confortable. Mais surtout je crois que je suis pas la seule personne à avoir un soucis là. »

La jeune fille toucha le bras d'Eric qui était brulant, le relâchant subitement. Il y avait clairement un soucis, et ça ne semblait pas être la fièvre. En tout cas, si sa suspicion était correct, eh bien une fièvre ne pouvait pas augmenter la température d'un verre et de l'eau qu'il contenait. L'eau n'était certainement pas bouillante, mais ça restait bizarre.
Comme pour s'expliquer avant que l'asiatique ne proteste, elle dit rapidement en indiquant son verre:

« Mon eau est tiède, tu est tellement chaud que t'es pratiquement en train de fumer. Je crois pas que c'est une grippe. »

Camille le regarda une seconde, un peu inquiète. Elle espérait quelque part vraiment que ce n'était pas une grippe. Peut-être parce qu'elle voulait aussi qu'Eric ait un nouveau pouvoir, comme elle, pour qu'ils puissent le remuer devant le nez de Leslie parce qu'il n'en avait encore présenté aucun. Enfin qu'elle sache...



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J'acquiesce doucement. C'est rassurant de savoir que notre famille, ce que l'on a de plus cher, est à l'abris. Alors, je comprends totalement ce qu'elle veut dire et je lui souris. Ca m'apaise. Du moins, un peu. Parce qu'en fait, je crois que je suis conscient qu'il se passe quelque chose en moi et que, également, il se passe quelque chose chez Camille. Je commence à réaliser que cette télékinésie n'a rien de naturel et que je suis en train de changer, que tout est en train de changer. Ma vie, moi… Qu'est-ce qui pourrait arriver à mes frangins si on me faisait enfermer ? Et si c'était plus grave que ça ? Et si je devais rester à l'hôpital ? Qui s'occuperait d'eux ? Est-ce que je me retrouverais seul comme Camille ? Dépendant d'inconnus louches avec des vies bizarres ?

"Je mettrai une couche de plomb, si tu veux. Tu sais, comme Daredevil, ou Superman qui s'enferment dans du plomb, tout ça, pour s'isoler… Mais je suis sûr que tu craindras rien." Mon cul, oui. Elle traverse les murs, trébuche sur les plaques d'aération, à se demander jusqu'où elle peut aller. Mais si j'essaye le trait d'humour avec un rire, c'est pour tenter de me détendre. "Même si je préfère Marvel, j'adore DC Comics, chacun a son genre ! J'aime m'imaginer comme une sorte de Peter Parker."

De toute évidence… Ca ne fonctionne pas. Du tout. Je commence à avoir du mal à respirer et j'ai froid dans le cou, mais si c'est le cas, c'est parce que je transpire. Vraiment. Et quand elle me touche, c'est pire. Je me recule subitement en me mettant à tousser.

"C'est rien, je couve un truc, j'ai pris un coup de froid, je crois."

Je regarde son verre et fronce les sourcils. Je comprends pas un traître mot de ce qu'elle me dit. Ce que je sais, juste, c'est qu'elle confirme mes craintes. Ce n'est pas parce que j'adore ce qui m'arrive, que ne pas comprendre l'origine ne me flanque pas la frousse ! J'ai des limites à mon masque. Et Camille rend tout ça tellement réel que j'en grimace parce que mes mains me brûlent. Un regard sur elles et j'écarquille les yeux quand je les vois trembler sous l'effet d'une lumière. Je m'exclame et commence à les agiter, aveuglant partiellement Camille alors que je tombe en arrière du canapé et que je commence à reculer, dansant des poignets dans le vide, la bouche ouverte pour tenter de capter l'air.

"C'est quoi ce truc !"

C'est mon doux égo et mon charisme légendaire qui en prennent un violent coup dans la tronche. J'ai eu une journée de merde, faut dire et ça, c'est ma récompense.



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Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Camille est éblouie par une lumière qui la fait reculer instinctivement. Elle entend Eric trébucher et s'écrier, mais pendant un instant elle ne voit que des points noirs lui danser devant les yeux, alors qu'elle essaie de se lever, renversant au passage le verre qu'elle avait posé sur la table. Un peu désorientée, elle voit l'asiatique qui se met à secouer des mains, comme pour tenter de chasser la lumière qui en sort en faisceau. Il s'est transformé en phare portable. Limite si elle n'était pas aussi stressée et qu'Eric n'était pas en train de gesticuler dans tous les sens, cette idée la ferait rire.
Très vite, la rouquin s'approche d'Eric, évitant un des bras du garçon en l'empoignant par les deux poignets. Sauf qu'il est brûlant. Dans un sifflement, elle le lâche, restant près de lui malgré la chaleur qui émane de lui. Il transpire vraiment beaucoup. Quelque part, elle a peur qu'il se mette à fondre. en tout cas ses neurones risquent de fondre, c'est tout du moins ce qui se passe lors d'une fièvre trop haute...

« Eric! Calme-toi! »

Le fait est qu'il ne l'écoute pas. Va savoir s'il avait réussi à se concentrer assez sur les mots qu'elle avait prononcé plus tôt. Probablement que, si c'est comme une fièvre, ce nouveau pouvoir empêche l'asiatique de réfléchir correctement et est en train de lui griller toute pensée cohérente. Du coup, le fait qu'il flippe et ne puisse plus réfléchir est beaucoup plus logique.
Réfléchissant rapidement - en essayant d'être la personne calme de cette pièce, même si franchement elle a envie de hurler et faire une crise de nerfs tellement le stress lui fait trembler les mains - elle se dit que la seule chose à faire est de baisser la température d'Eric et vite. Elle n'a pas des tonnes de glace sous la main dans lequel plonger Eric, donc une bonne douche froide devrait le faire.

« Ta salle de bain? Eric où es ta salle de bain!? »

En fait, elle n'attend même pas de réponse, elle l'empoigne par le coude, se mordant les lèvres et se dirige de nouveau dans le couloir. Heureusement pour elle, la poste de la salle de bain est entrouverte, et il lui suffit de tirer l'autre mutant derrière elle.
Camille lâche Eric un instant pour allumer la douche et la mettre sur le plus froid, avant de le pousser sous la douche, trébuchant un peu et rentrant avec lui, se retrouvant mouillée. Là, la rouquine le force à rester sous le faisceau d’eau froide, voyant de la vapeur s'échapper autour d'eux.

Il n'y a plus qu'à espérer que ça le refroidisse assez. Elle, en tout cas, est trempée maintenant....



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Je suis certain qu'il y a une solution pour éteindre ce truc, mais sur le coup, je ne l'ai pas et je n'arrive pas à réfléchir, de toute façon. Tout ça, ça me fait paniquer, et c'est un peu l'amoncellement d'un tas de choses qui, tout à coup, fait surface. Toutes ces journées où je fais attention à ce que je dis et ce que je fais, c'est autant d'occasions que j'ai manqué de faire face. J'ai beau assumer ma vie et la mener aussi bien que je le peux, cette histoire de pouvoirs m'a foutu les nerfs à bloc. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Et si j'en claque ? Qui s'occupera de mes frangins ? J'ai pas le temps de jouer aux super-héros !

Si j'entends la voix de Camille, j'ai beau essayer de me calmer, je commence à me dire que si mon frère me voit, il va s'inquiéter et que si ma soeur me voit, elle va piquer une crise. Ca va m'énerver, me rendre dingue, je vais hurler et je vais encore casser un truc. Je souffle, souffle, et ressouffle, mais rien à faire, je ne m'éteins pas. Mon frère sort de sa chambre et m'appelle, les sourcils froncés. A ce moment-là, Camille m'aide à me relever. Mon frère lui montre la porte de la salle de bain. Un de mes bras part en vadrouille, marquant d'un trait noir le mur du couloir et mon cadet a tout juste le temps de se baisser en poussant un cri pour éviter le faisceau.

Quand je serai à nouveau parmi les vivants, je devrai penser à remercier Camille pour sa réactivité. J'ai beau battre des mains, j'ai de plus en plus de mal à respirer, comme si je brûlais de l'intérieur et la lumière s'intensifie encore plus.

Tout ce dont je me souviens ensuite, c'est l'eau froide. Il me faut de longues, très longues secondes, pour retrouver conscience normale. De la vapeur s'échappe de mon corps, et au bout d'un temps, la lumière au creux de mes poings s'évanouit, petit à petit. Je retrouve ma respiration, malgré ma toux et quand je rouvre les yeux, la première chose que je vois, c'est Camille, trempée, les cheveux collés au visage, comme ses vêtements. C'est marrant, j'avais jamais essayé de compter ses taches de rousseur et je me rends compte maintenant que j'y passerais probablement la nuit ! Je cligne des yeux à cause de l'eau et il me faut encore du temps pour réguler ma respiration. Qui a dit que la douche froide, c'était un mythe pour calmer les ardeurs ? Je sais pas si ça m'aide à y voir plus clair dans ma vie et ce qui m'arrive, mais ce que je me dis, c'est que ça doit pas aider Camille.

Du tout.

Je ne lâche pas Camille du regard, en fait, compter ses taches de rousseur, ça m'aide à rester concentré et, éventuellement au bout d'un temps, ça marche et si je tremblotte, c'est parce que maintenant, j'ai froid ! Une chose était sûre ! Camille gérait mieux le stress que moi. De toute évidence.

"Merci…" Je ferme les yeux une seconde, savourant le calme malgré l'eau froide, puis mon sourire revient aussitôt sur mes lèvres. "T'aurais pu traverser les murs, t'aurais gagné du temps."

Mais je garde le monopole de la connerie. J'y tiens.

"Qu'est-ce qui t'arrive ?"

Je tourne la tête pour voir mon frère tenant ma soeur contre lui, sur le pas de la porte. Elle fait la moitié de la taille de mon frère, elle est grande pour ses 5 ans, mais je crois qu'à part ma mère, on est une famille de grands. D'ailleurs, si mon frère et moi on se ressemble, ma soeur, elle, a les cheveux un peu plus clairs et les paupières moins tirés. J'ouvre la bouche, mais pour le coup, je n'ai aucune réponse à donner. Et je crois que la dernière fois que j'ai vu ma soeur se planquer comme ça, c'est quand l'assistante sociale a parlé de foyer d'accueil pour orphelins. C'est marrant comme elle a vite compris qu'elle serait plus avec moi et que j'étais drôlement plus cool que des étrangers. En me passant la langue sur les lèvres, je tente de m'extirper de la baignoire en coupant l'eau.

"Retournez vous coucher. Y a école demain."
"Mais !"

J'inspire profondément en serrant les poings et la lumière revient alors que je me redresse. Quand je relève les yeux sur ma soeur, elle écarquille les siens en se cachant un peu plus derrière mon frère. Je ne veux pas lui faire peur, c'est ça le pire, mais elle a le don de me mettre tellement en boule qu'en cet instant, il vaut mieux qu'elle ne soit pas dans mon champs visuel. Mon frère, quant à lui, n'a pas dit un mot. Je le soupçonne d'en penser bien des choses mais d'avoir trop peur de les prononcer à voix haute.



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C'est un soupir de soulagement qui passe les lèvres de Camille quand Eric se met à nouveau à respirer normalement. Elle sent même sous ses mains - encore sur les bras de l'asiatique - que sa température est en train de baisser. C'est un excellent signe. Elle le voit clignoter un moment, revenir à ses esprits, reprendre un peu conscience du monde qui l'entoure. Doucement, elle lui murmure:

« Tu te sens mieux ? »

Pas de réponse. Il doit encore en train de redescendre de sa panique. Et franchement, Camille est aussi en train de se calmer. Elle commence à frissonner et aurait presque envie d'envelopper Eric dans un énorme câlin soulagé, si elle n'avait pas peur que cela le dérange et relance son pouvoir. Forcément, ils ne maîtrisent encore rien. Sauf que là... ça semble plus dangereux que la télékinésie encore. Le faisceau de lumière avait oublié Camille, mais surtout, il avait brûlé le mur du couloir... C'était pas bon.
Heureusement qu'elle avait été là. Du coin de l’œil elle voit Abel qui se trouve dans l'embrasure de la porte de la salle de bain, cependant elle ne pense pas à se tourner vers lui et le rassurer. Pour l'instant, elle attend qu'Eric se sente mieux.

Ce dernier reprend alors doucement ses esprits et tente de faire une blague qui la fait sourire. C'est vrai qu'elle n'avait pas pensé à passer à travers les murs, mais même, elle n'aurait probablement pas réussi. Jusqu'ici, c'était encore assez aléatoire de quand ça marchait ou non - surtout qu'elle ne s'était pas entraînée et n'arrivait pas à enclencher son pouvoir -  mais surtout, la dernière fois, ses affaires étaient restées de l'autre côté du mur. Si elle avait essayé, peut-être qu'Eric aurait été tout seul de l'autre côté du mur.

« J'aurais traversé le mur toute seule. Enfin je crois. »

La rouquine se penche alors au-dessus de l'épaule d'Eric et éteint la douche, tremblant encore légèrement du froid. Elle s'essore les cheveux alors qu'Abel demande à son frère aîné ce qui se passe, grimaçant légèrement. Aïe, super. C'est vrai qu'ils n'étaient probablement pas au courant de ce qui se passait et maintenant... eh bien maintenant ils venaient de voir un truc vraiment pas cool.
Camille vit alors la petite sœur d'Eric pour la première fois, et tenta de lui faire un sourire qui se voulait rassurant, mais la petite avait les yeux fixés sur son aîné et ne le vit même pas. elle semblait terrifiée... pas étonnant au vue de ce qui l'avait réveillée. elle devait avoir quoi... six ans?

En digne grand-frère, le chauffeur de taxi dit aux deux gamins de retourner se coucher. La jeune fille comprend qu'il n'ait pas envie de discuter maintenant, à vrai dire, elle pense aussi qu'ils doivent tout d'abord comprendre ce qui leur arrive avant de vraiment tenter d'expliquer ça à sa famille. Mais le fait est que maintenant ils savent, il va donc falloir avoir une bonne grosse explication avec eux. Mais juste après la crise de panique d'il y a un peu plus tôt, ce n'est pas encore le moment.
Quand Abel proteste, les mains d'Eric s'allument à nouveau et la première réaction de Camille est de poser sa main sur celle de l'asiatique. Elle lui lance alors un regard qui sous-entend qu'elle va s'occuper de ça et qu'il doit rester calme.
En un mouvement, elle sort de la douche et s'approche d'Abel. Elle n'a pas l'intention de lui parler comme on parle aux mômes d'habitude, elle lui doit bien ça. Elle sait qu'en général, quelque soit son âge, on n'aime pas vraiment quand on nous dit qu'on est trop petit pour comprendre. Et surtout: elle n'a que dix-huit ans. Camille ne sait probablement pas grand chose de plus sur la vie que lui.

« Écoute Abel, je crois que ton frère a besoin un peu de temps pour digérer ce qui vient d'arriver. Il a besoin d'un peu de temps. Je m'occupe de lui ce soir, et toi et ta sœur vous allez essayer de vous rendormir et demain, promis, on en parle tous les quatre. Et si vous ne voulez pas que je reste je partirais demain matin. Mais ce soir, Eric et moi on va essayer de comprendre ce qui nous arrive, comme ça on est sûr que demain on arrivera mieux à répondre à vos questions. Ça te va? »

Camille essaie de lui donner un sourire rassurant, jetant un œil par-dessus son épaule vers Eric. Elle ne sait pas vraiment s'il est d'accord avec ce qu'elle vient de promettre aux deux petits devant elle, mais il sera bien obligé de leur parler à un moment donné ou un autre.
Voyant la petite fille encore apeurée face à la colère de son frère, elle décide d'ajouter, en espérant les rassurer:

« Essayez d'oublier ce qui vient d'arriver, - même si c'est difficile - et de vous rendormir. Et si vraiment vous n'arrivez pas à dormir, dans une heure ou deux, Eric et moi on s'occupe de vous. »

Elle essaie d'être rassurante, mais probablement qu'une petite rousse en train de mettre de l'eau partout dans ta salle de bain alors que tu la connais ni d'Eve ni d'Adam, ce n'est pas des plus rassurant. Surtout quand elle semble savoir quelque chose sur ton frère que tu ne sais pas. Vraiment... elle est ravie que sa famille n'ait pas à voire ça. Mais en attendant, elle va essayer d'être là pour Eric, tout comme il a été là pour la sortir des rues du Loop.



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Je suis pas sûr que mon frère n'adhère pas aux dires de la Rouquine. Quant à ma soeur, étonnamment, elle… Ne dit rien. C'est la première fois que je ne la vois pas se rebeller. Enfin, la première depuis longtemps. J'aurais cru qu'une fille de mon âge l'aurait survoltée, qu'elle aurait été même encore pire… Mais elle trouve le moyen de m'étonner, encore.

"Viens, Miko. On va se coucher." Abel lance un regard à mes mains et je cligne des paupières alors que la lumière s'évanouit petit à petit. "On dirait le mec de la vidéo."

"Ne dis pas de conneries."
"Si ! En plus bridé. Sauf que t'es clairement moins beau que lui."

Le temps que je percute de quoi il parle, je fronce les sourcils et je pince les lèvres d'agacement en faisant un pas vers lui. Il détale comme un lapin en tirant ma soeur avec lui. Je crois que mon frère suit les mêmes chemins que moi. A commencer par celui de la connerie provocatrice. Quand je suis enfin seul avec Camille, je regarde à nouveau mes mains. Les paumes rougeoient encore légèrement et je force ma respiration à se réguler, jusqu'à ce que ma peau reprenne une couleur et une température normale. Enfin, à peu près.

Je m'assieds sur le rebord de la baignoire. Il est froid, comme mes vêtements, et au moins, je n'ai pas l'impression que je vais m'embraser dans la seconde. Je tire sur le pan de mon t-shirt trempé et je le laisse retomber dans un floc disgracieux. Je tends un bras pour attraper une serviette - euh… Celle de ma soeur, la moins sale - et je la tends à Camille pour ses cheveux. Je ne sais même pas quoi dire, ni par quoi commencer. Cette pièce est la seule que je n'ai pas rangée avant de faire entrer Camille. C'est clairement le bordel et le bac à linge déborde. J'avais prévu de tout faire et de tout ranger ce soir pour la visite de demain matin.

J'aimerais aussi dire à Camille combien j'apprécie son geste, même si j'aurais préféré qu'elle n'en fasse rien. Ce n'est pas que je ne veux pas qu'elle s'approche de ma famille, c'est que je n'autorise personne à le faire. Je ne veux pas que ni eux ni moi ne nous attachions à quelqu'un qui pourrait nous donner un espoir avant de se faire la malle comme le reste de la planète. J'ai un sérieux problème de confiance. Pourtant, je ne dis rien. Je ne veux pas non plus la faire fuir. Elle est la personne que j'ai de plus proche ces derniers temps. C'est bizarre à dire, mais on partage quelque chose que personne d'autre n'a. Leslie, c'est encore autre chose. C'est un mec. Et je crois que je veux encore moins d'un pote que d'une copine. C'est paradoxal, je sais.

"Merci." Après avoir dégluti, c'est tout ce que j'arrive à lui dire. J'acquiesce avec une moue d'approbation. "Tu sais, pour… la douche. La prochaine fois, on mettra un peu d'eau chaude, qu'est-ce que t'en penses ? Et de la mousse. J'adore la mousse. Ca fait des bulles, et tout."

En fait, j'ai beau faire de l'humour, je ne souris même pas. J'essaye, mais je n'ai plus trop le courage de faire semblant, je suis un peu fatigué. Je regarde Camille, les mains en appui sur le rebord de la baignoire, de part et d'autre de mes hanches.

"Tu as remarqué d'autres choses étranges, comme… Le fait que tu entendes des choses que tu devrais pas ? Ou le fait que tu cours plus vite ? Ou même que tu aies plus de force qu'avant. Tu sais, ce genre de trucs un peu dingue !"



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Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Camille observa l'échange entre Eric et son petit frère, un petit sourire en coin se dessinant sur son visage. Elle n'intervient pas, voyant bien que pour Abel, c'est une manière de faire face à ce qui vient de se passer. Peut-être que de titiller son frère n'est pas la meilleure solution, mais ça rappelle sa propre famille à la suissesse. Cette réalisation lui fait un petit pincement au cœur, mais elle remet ces pensées dans une petite boîte de son cerveau. Ce soir elle s'occupe d'Eric et de sa famille, c'est pas le moment de se rendre compte que la sienne lui manque terriblement.
Elle fait alors un petit signe de main à Abel et sa petite sœur, leur souhaitant un bonne nuit silencieux, avant de se tourner vers Eric et de l'observer un moment. Les paumes de sa main sont encore un peu lumineuses, mais après quelques inspirations, elles s'éteignent, comme si Eric reprenait un peu le contrôle. Peut-être que ce nouveau pouvoir était lié à ses émotions ?

Quant au fait qu'il ressemble au type de la vidéo... Il faut avouer que Camille n'avait qu'un souvenir très vague de ce qu'il se passait dedans, donc elle ne pouvait vraiment pas commenter dessus. elle n'avait d'ailleurs pas du tout envie de revoir cette fichue vidéo qui lui avait donné une crise d'angoisse la première fois. Revivre encore New York, c'était clairement pas dans ses plans, même si ce n'était que par image transposée. Il y avait bien assez de matière à cauchemar dans sa tête.
Le bruit du t-shirt sur la peau mouillée d'Eric la sort de ses réflexions. Il faut croire qu'elle n'arrête pas de s'enfermer dans son cerveau ces derniers temps, à trop réfléchir et à se poser trop de questions. Secouant un peu la tête comme pour casser ces idées, puis grimaçant en sentant ses cheveux mouillés la fouetter, elle s'assied en face de l'asiatique et accepte le linge qu'il lui tend avec un sourire.

La rouquine se sèche alors le visage d'abord, puis les mains, passant simplement un rapide coup dans ses cheveux. Ils sécheront naturellement, et de toute façon, elle devrait probablement se changer et laisser ses habits sécher quelque part. Quoiqu'il en soit, elle n'a par contre pas trop envie d'avoir une masse difforme de roux sur la tête, humide et lui coulant sur les épaules, donc elle décide d'entreprendre à tresser ses cheveux, pour qu'ils ne soient en tout cas plus dans son visage. Regardant rapidement autour d'elle, elle trouve un élastique - appartenant probablement à la petite sœur d'Eric, et l'utilise pour fermer sa tresse. Au moins, ça, c'est fait.
En passant un dernier coup de linge sur les cheveux à présent tressé, Camille pouffe à la remarque d'Eric quant à la douche, hochant simplement la tête à son remerciement. Elle sait après tout très bien qu'il aurait fait pareil pour elle - il avait déjà fait plus ou moins pareil pour elle. en venant la chercher. Et en la rattrapant pour ne pas qu'elle tombe dans les égouts. Mais l'asiatique ne rit pas.

La jeune fille voit bien qu'il n'y a pas d'humour dans son expression, ni même dans le regard. Ça aussi, comme Abel plus tôt, c'est juste un moyen de faire face. Et par instinct, elle se rapproche de lui, se posant à genoux en face de lui, le regardant droit dans les yeux, alors qu'il est appuyé contre la baignoire. Il a l'air fatigué, et franchement elle ne le plaint pas. Ces derniers jours étaient difficiles, et même si la rouquine avait retrouvé un peu de sérénité grâce à Leslie et Eric, peut-être que tous deux n'avaient pas trouvé de quoi s'aider à passer ces jours difficiles. Peut-être qu'ils étaient encore plus paumés, au contraire.
Doucement, Camille se mit à sécher le visage d'Eric en réfléchissant à la question qu'il lui avait posée. En réalité, ces derniers jours, mis à part courir de la police ce soir et l'autre jour quand ils étaient sous la pluie, la jeune femme n'avait pas vraiment fait de trucs physiques. Et avec tout ça, elle n'avait pas vraiment fait gaffe à si ses facultés physiques s'étaient développées, à moins que ça lui tombe littéralement sur la figure, comme sa télékinésie ou encore le fait qu'elle passe les murs. Ou plutôt les portes.

« J'ai pas vraiment fais attention. Beaucoup de choses se sont passés ces derniers jours. Mais je crois que oui. J'avais franchement beaucoup d'avance sur les flics. Je cours vite, mais pas autant, pas pour aussi longtemps. »

Mais même là ce n'était pas vraiment une certitude, et plus une pensée après coup. Disons que sur le moment, elle n'avait pas vraiment pensé à quoi que ce soit d'autre que s'échapper, même après la première fois qu'elle soit passée à travers le grillage, elle avait simplement continué à courir sans trop se poser la question de ce qui lui arrivait.
Peut-être qu'il était temps qu'elle se concentre un pue plus sur ça. Qu'elle arrête de courir dans tous les sens, qu'elle se pose et s'entraîne un peu. Depuis combien de temps n’avait-elle pas fait de l'exercice physique ne serais-ce que pour le plaisir ? Depuis combien de temps n'avait-elle pas fait de l'escalade ? Peut-être qu'il était temps de se poser et de tester un peu ses propres limites, d'elle et de ces nouveaux pouvoirs. Et si ça se trouve, vu ce qu'Eric semblait penser, ses limites avaient probablement drôlement changé. Et Camille qui aimait dépasser ses limites, avait besoin de savoir jusqu'où elles allaient.

Ayant continué de sécher Eric, étant passé au cheveux de l'asiatique entre temps, elle relâcha le linge et le laissa sur les épaules du garçon, avant de se remettre en arrière sur ses talons. C'était étrange, il y a encore quelques temps - quelques heures - elle était prête à lâcher tout à Chicago et rentrer chez elle, dans ses montagnes, dans son Valais, en Suisse tout simplement. Mais maintenant...
Maintenant elle était en train de se dire qu'elle devait rester, qu'elle devait soutenir Eric, devait tester ces pouvoirs - même si elle n'était pas prête à les utiliser. Elle avait encore envie de fuir, mais en même temps elle n'avait pas envie d'abandonner l'asiatique à son sort. Sort qu'ils semblaient partager.Ils étaient liés par ces pouvoirs, mais aussi par une soudaine loyauté que ressentait lai jeune fille vis-à-vis d'Eric.

« Ne t'inquiète pas, on trouvera. Ensemble. Je vais pas partir de si tôt. »

Mais alors il lui faudra de l'argent. Et un travail. Et ça c'était pas gagné. Ou alors réussir à convaincre ses parents qu'elle ne pouvait pas rentrer et qu'il lui fallait de l'argent. Mais elle n'avait plus aucun de ses papier, ni ses cartes et... c'était galère un peu, elle était sur la fin de ses réserves. Il lui fallait donc un travail. Et passer à l'ambassade pour avoir des papiers à présenter pour ce dit travail. Mais les Suisses tenteront probablement de la renvoyer chez elle.
Ouais, voilà une promesse qu'elle n'était vraiment pas certaine de pouvoir tenir.



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Je vais t'avouer un truc, tu le répètes à personne, mais quand je l'ai vue s'approcher, je me suis raidi en serrant les dents. Je crois que même mon coeur s'est emballé et si j'avais eu les mains ouvertes, on aurait pu voir de la lumière en jaillir, voire même, percer un trou de feu dans le plafond. Je sens bien comme mes paumes sont brûlantes malgré le froid de la baignoire. Je ne dis rien, je la laisse faire, parce que je n'ai pas envie qu'elle voit que ce qui déclenche ce pouvoir bizarre, c'est elle. Du moins, c'est mon niveau de stress, bien sûr, mais causé par elle. Je sens même des frissons courir le long de chaque nerf, me hérissant les poils sur les bras. Je saurais même pas te dire à quel point je serre le rebord de la baignoire pour qu'elle ne s'aperçoive de rien et l'effort que ça me demande de contenir le truc. Le Truc, oui. Je vais l'appeler comme ça, maintenant. Je pourrais me concentrer sur sa voix... Mais tu vois, je suis pas sûr que ce soit une bonne idée parce que j'adore son accent. Et puis de là où elle est, si proche, je peux sentir son parfum et je te parle même pas du détail de ses cheveux. En fait, je sais pas si c'est elle, ou le fait que quelqu'un s'occupe de moi qui me fait cet effet. Ca me fait tellement bizarre, c'est tellement étrange comme sensation. C'est à peine si je l'entends, au final. Sa voix, c'est comme une musique en fond sonore. On l'entend, mais on n'y fait pas attention. Je suis plutôt concentré pour que mon Truc ne fasse pas fondre la baignoire parce que j'aime trop les bains pour ça. Je n'ai qu'une seule solution à ça.

"Le pays est en état d'urgence. Les aéroports sont fermés jusqu'à nouvel ordre." Bien, Eric, parfait. "T'aurais du mal à partir."

Elle avait sûrement compris, Don Juan, t'aimes juste faire l'intelligent. Le p'tit rigolo pas drôle. Pour briser la proximité, je me redresse en me raclant la gorge et sans rouvrir mes poings, je me frotte les lèvres une seconde.

"Et euh... Tu as un endroit où rester ?" On reparle du fait qu'elle va dormir ici, ou... Comment ça va se passer ? Elle supporterait pas ma soeur. Elle se ferait laminer par mon frère. Déjà, je me demande comment elle va survivre à la nuit. Non, en vrai, je me demande comment je vais faire, moi, pour la passer sans foutre le feu à l'appartement. Les mains dans le dos, je m'éloigne quelque peu pour m'appuyer contre le lavabo et lui faire face, les lèvres pincées. "Je veux dire, ça va aller chez tes potes ?"

Quoi ? Je m'intéresse !




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Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Camille est en réalité surprise d'entendre le fait que le pays est en état d'urgence. Surtout parce que ce n'est pas ce qu'on lui a fait entendre, ce n'est pas vraiment ce qu'on lui a dit. On lui a toujours promis qu'elle pourrait bientôt rentrer chez elle, mais quelque part, ça ne devrait pas l'étonner qu'on lui ait menti. Un pieux mensonge, simplement pour rassurer une petite fille loin de chez elle.
Si d'une part c'est un soulagement, d'une autre part cela ne fait qu'accroître l'angoisse qu'elle ressent au fond d'elle. Celle de ne jamais revoir sa famille. Ne jamais revoir ses autres amis. Le fait qu'elle soit seule avec ses deux meilleurs amis coincés avec elle, forcé à combattre un ennemi encore inconnu. Ou plus ou moins inconnu, après tout, elle avait vu les vaisseaux. Vu la destruction. Vu ce que "l'envahisseur" - ou les terroristes comme disait le gouvernement - pouvait faire.

Sa gorge se noue un peu, elle retient un moment son souffle, se passe une main furtive sur les yeux. Ce n'est pas le moment de faire une crise d'angoisse ou de pleurer. L'amertume dans la voix d'Eric et sa propre anxiété poussent la rouquine à remettre ça à plus tard. Ce n'est pas le moment, ce n'est pas à propos d'elle ce soir. Pas au milieu de cette famille qui a bien assez de problèmes pour pas qu'elle n'en rajoute une couche.
Exhalant doucement, avec quelques petits accrocs, Camille se relève et essaie de reprendre un peu contenance, ne rien laisser paraître dans son expression alors qu'elle se relève pour regarder l'asiatique en face. Elle essaie de lui sourire, mais on sent bien que ça n'y est pas trop. Elle est un peu ébranlée, mais elle ne veut pas vraiment le laisser paraître, surtout lorsque l'homme qui lui fait face est probablement dans le même état.

La jeune fille l'observe un moment, perçoit une certaine gêne dans la manière qu'il a de se tenir et fais un pas en arrière pour lui donner un peu d'espace. Enfin, autant d'espace que l'on peut avoir dans une salle de bain de cette taille.
La question du logement lui fais un peu l'effet d'une claque. Surtout parce qu'à présent, elle n'avait réfléchi à sa propre situation que comme quelque chose de temporaire. Comme quelque chose qui s'arrangerait. Se dire maintenant que ça n'était pas le cas... Elle en dit autant à Eric.

« J'ai une chambre à l'université avec une coloc, mais c'était censé être temporaire. »

La suissesse hésite un instant, met ses bras autour de sa taille, se recroqueville un peu sur elle-même sans même s'en rendre compte, regardant un peu Eric avant de détourner le regard vers la porte encore ouvert, où il y a quelques minutes encore à peine, la famille d'Eric se tenait là, à les dévisager tous les deux. La peur inscrite sur leur visage.
Dans un soupire, elle retourne son regard pour croiser celui d'Eric. Elle n'essaie pas d'insinuer qu'il devrait s'occuper d'elle. En fait, elle n0'a vraiment aucune envie d'être la pauvre petite fille sans défense, la petite princesse qui devrait être sauvée. Parce que merde quoi, elle a des pouvoirs ! Elle passe à travers les murs et fait bouger des choses par la pensée ! Elle est censée être une X-Men, pas un civil apeuré qu'il faut sauver u fond d'un trou. Une battante, pas une pleurnicheuse. C'est vraiment pas dans son caractère de s'apitoyer sur son sort.

« Ne t'en fais pas pour moi, ok ? Tu as ta sœur et ton frère, tu as pas besoin de t'occuper de moi en plus. Je suis pas... un fardeau. Et certainement pas le tiens. »

Une rage soudaine s'est élevée en elle plus elle parlait, mais aussi vite que c'est venu, aussi vite qu'elle ait levé la voix, Camille voit sa colère retomber. Elle se force à relâcher les poings qui s'étaient serrés à ses côtés, à expirer encore une fois avec quelques accrocs pour tenter de se calmer. Gênée et se passant une main tremblante sur sa tresse encore humide, elle se détourne et murmure :

« Désolée, c'était déplacé. »

Inspire. Expire. Inspire. Ses yeux se placent alors sur les mains d'Eric.

« Ça va aller pour ce soir ? Tes mains ? »

Bon quitte à hein, autant dire les premières choses qui lui passent par la tête. Parce que bien sûr que ça ne va pas. Tout comme ça ne va pas que tu passes soudainement les murs. Il va se passer quoi encore ce soir ? Ils vont mettre le feu à l'appartement ? Il vont découvrir qu'ils peuvent faire apparaître des tornades ?
Camille observe un moment ses propres mains, les ferme puis les ouvre sans les quittes des yeux. Regarde à nouveau la porte à laquelle elle fait maintenant face et réfléchit un moment. Peut-être qu'Eric veut qu'elle parte ? C'est peut-être pour ça qu'il lui a posé la question de son logement. Peut-être que vraiment elle n'est qu'une épine dans son pied.

« Tu veux... tu veux que je m'en aille demain matin ? Avant qu'ils se réveillent ? Je sais ce que je leur ai promis, mais si t'es pas à l'aise avec ça, je peux aussi partir. »

"Même tout de suite". Ce n'est pas expressément dit, mais elle espère que le regard qu'elle lui jette, alors qu'elle le regarde toujours, simplement tournée vers lui, communique exactement ce qu'elle pense. La rousse l'a dit plus tôt, même si c'était dans un soudain excès de colère - preuve de son tempérament enflammé : elle n'est pas son fardeau. et si il n'a pas envie d'elle dans ses pattes, ça se comprendrait.



So that's we're going to do: I'm going to go through here and— Oh putain! NO! ERIC! STOP! *grand crash*
#BlameEric
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Une chambre à l'université avec une coloc, ce que j'entends, c'est 'Je vis dans 5m2 avec quelqu'un que je ne considère pas comme un(e) ami(e) et qui, par extension donc, ignore que je suis un pseudo extra-terrestre en pleine force de la maturité sans parler en métaphore.' Je baisse les yeux et me laisse glisser contre le placard du lavabo. Ainsi, je fais face à Camille en appuyant mes mains sur le carrelage histoire de les refroidir autant que possible. Ce qui fonctionne depuis que j'ai mis un peu de distance entre elle et moi.

Je sais gérer - à peu près - les crises existentielles et princières de ma soeur, le caractère défiant et défaitiste de mon frère, joindre les deux bouts avec deux jobs à temps partiel qui me prennent plus d'heures dans la journée qu'il n'en existe, faire la part des choses en ce qui concerne mes parents et l'héritage - merci bien - qu'ils m'ont légué, Dieu bénisse la foi qu'ils ont eu en moi... mais face à Camille, je ne sais pas quoi faire. Je la regarde, perdue, démoralisée, pas loin du bout du rouleau, à des milliers de kilomètres de chez elle et de sa famille, en présence d'un inconnu qui ne possède aucune réponse au milliards de ses questions... Je n'ai aucune idée de quoi faire ni de comment m'y prendre, ce qui me donne un doux sentiment d'impuissance. Autant dire que compte tenu de ce que j'ai déjà traversé, ça me frustre tout de même pas mal.

Qu'elle me repousse comme elle le fait, ça ne me choque pas, alors je me contente de continuer à la dévisager sans rien dire et je réfléchis à ce que ça signifie. Ca signifie que j'ai quelqu'un en face de moi qui réagit potentiellement de la même manière et qui, contrairement à moi, a déjà même fait plus que ce que je me suis contenté de songer. Au moins, je suis chez moi, avec ma famille - pour ce qu'il en reste -, dans une ville que je connais comme ma poche. Une chose est certaine, c'est que je prends mieux cette histoire de pouvoir qu'elle. Je le vois comme un truc fun, je me demande à quel point elle voit ça comme un fardeau.

Et quand elle me pose la question de mes mains, je réalise que ça va mieux. Je les lève sur mes genoux repliés et me passe le pouce dans la paume opposée, comme s'il pouvait y avoir une brûlure, ou quelque chose comme ça. C'est rouge et chaud et j'ai l'impression que je peux voir la silhouette de mes os à travers la peau. Alors dire si ça va aller ? Je cligne des paupières en réfléchissant à la question. Si je comprends que c'est lié à mon taux de stress et à mon rythme cardiaque, alors je peux le contrôler. Si c'est autre chose, je suis dans la merde. Petit à petit, la lueur s'éteint entièrement, ma peau reprend une couleur particulièrement banale et je sens la température de mon corps redevenir stable. Je commence à comprendre quelque chose. Quoi, j'en sais rien. Mais il se passe quelque chose dans mon esprit parce qu'il y a plus que de l'acceptation dans ce dont je suis capable.

Je sais pas pourquoi j'ai été choisi pour savoir faire les mêmes choses que ce gars sur la vidéo, je lui en toucherais bien deux mots si je l'avais en face. Mais je sais ce que ça veut dire. Ca veut dire que je vais pouvoir me défendre, que je vais pouvoir dire merde à pas mal de choses, que la vie de pauvre est finie pour moi, c'est comme si je voyais un grand soleil au bout du tunnel. J'y vois une manière de me défendre de quelque chose, de me défendre tout court. Quelque part, ça me rend plus fort. Quelqu'un, quelque part sur cette planète ou ailleurs, a jugé que j'étais capable de posséder ce pouvoir, que j'en étais digne. Quelqu'un, quelque part, a eu suffisamment confiance en moi, et mes capacités, ce que je suis, pour me donner une arme et maintenant, je dois simplement me contenter d'attendre mes instructions.

Je me passe le pouce à nouveau dans le creux de la main et j'inspire profondément. Ca doit faire 5 bonnes minutes que je n'ai rien dit, c'est probablement un record. Je tourne légèrement les yeux vers la porte et j'y vois comme une ombre passer dessous, j'imagine que Miko - ou même mon frère - écoute à la porte. Au cas où, d'un geste de l'index, je verrouille la porte par la télékinésie. Juste au cas où. J'aime pas beaucoup leurs surprises. Finalement, je prends la parole d'une voix basse et peu assurée.

"Ma soeur, elle est..."

Je me redresse contre le placard en fronçant les sourcils et je m'éclaircis la gorge, ignorant mes frangins de l'autre côté. Les ombres bougent, peut-être qu'ils allaient juste boire un verre d'eau. En continuant, je joue avec mes doigts, les poignets posés sur mes genoux.

"Elle n'a pas connu mes parents. Enfin, très peu. Elle n'a connu que moi, mon frère et... Un tas d'histoires que d'autres - qui ne sont plus dans le paysage - ont pu lui raconter et... Parfois, c'est pas hyper cool d'enfoncer des idées de merde dans la tête d'une gamine de 4 ans qui est déjà difficile à vivre. On a pas non plus le même père, donc il lui arrive assez fréquemment de me balancer des saloperies, du genre 'De toute façon, t'es pas mon frère', ou... comme en ce moment, elle adore ça 'T'es pas mon père.' Ca anime nos soirées, j'ai envie de te dire. Ca façonne pas mal mes journées, aussi. Je m'égare."

Je me gratte le front et me racle la gorge avant de reprendre, les yeux toujours rivés sur mes doigts.

"La seule personne avec laquelle elle est plutôt polie, c'est sa maîtresse. Elle chie dans les grolles de l'assistante sociale quand celle-ci a le dos tourné parce qu'elle sait que si elle le fait en face, ils me l'enlèveront et je crois qu'elle est pas assez conne pour pas se dire qu'en fait, je suis finalement la meilleure solution de sa vie pour le moment. Malgré tout, même avec l'assistante sociale, elle est moins hargneuse. Avec la gérante du restaurant aussi. Le point commun ? Ce sont des femmes. Miko n'a jamais eu de modèle féminin et je crois que c'est pour ça qu'elle me fait vivre un enfer, qu'elle me fait payer le fait que c'est à cause de moi si elle est différente des autres petites filles, qu'elle peut dire à personne..."

Je prends une voix gamine et aiguë.

"'Ma mère m'emmène à la fête foraine !' ou... 'C'est le maquillage de maman.' Ou, ce qui lui fait le plus de mal, je pense 'Maman vient me chercher.' Je peux pas trop faire autrement, la chirurgie esthétique, ça n'a jamais été mon truc !" Je pouffe de rire en échangeant un regard bref avec Camille, puis je retrouve mon sérieux. "Miko a besoin de quelqu'un dans sa vie... Qui soit stable, d'une femme qui puisse être son modèle. Alors..." Je me passe la langue sur les lèvres et me redresse à nouveau contre le placard, dissimulant moyennement ma gêne. "Ce que je pense, c'est que... Ca serait bien, si... Enfin tu vois... A défaut d'être stable, parce que tu finiras bien par rentrer chez toi et passer à autre chose, tu pourrais, peut-être..." Silence. "Je sais pas, être une sorte de modèle." Silence. "Pendant un temps."

Je relève les yeux sur Camille et je suis pas sûr que ma longue tirade soit la réponse qu'elle attendait à sa bête question de si je voulais qu'elle parte. Je ne me souviens pas lui avoir envoyé ce signal, en tout cas. D'accord, j'ai mis de la distance entre nous, et je me sentirais bien en peine de lui expliquer pourquoi.

"Alors, peut-être que... Si t'as nulle part où aller... Tu pourrais éventuellement rester ici. C'est pas très grand, mais ça l'est plus que ta chambre de bonne et puis, ce serait plus facile de se retrouver pour discuter de tout ça. T'aurais une chambre à toi, une salle de bain que tu partages pas avec des inconnus. Enfin si, mais.."

Je louche et laisse ma tête retomber contre ma poitrine. Je suis pas doué pour causer sérieusement, je crois bien. J'ouvre les mains et marmonne.

"En gros, je me sers de l'excuse de ma soeur pour te dire qu'une présence féminine dans ce taudis, ça serait pas de refus." Je relève la tête et me frotte les cheveux. "Même pour mon frère ! J'ai de moins en moins d'autorité sur lui, alors... Juste, je devrais te mettre dans un placard chaque fois que l'assistante sociale fait une descente parce que je préfère autant éviter les questions du genre... 'Quoi, une inconnue dans l'éducation de vos frère et soeur de 5 et 11 ans ?! Vous n'avez pas honte ?' Là, c'est sûr, ils les embarquent dans la journée." Je souris doucement et secoue la tête. "J'imagine que c'était pas la réponse que t'attendais. Mais tu serais en tout cas mieux ici que là-bas. Et si jamais il arrive un truc avec tes pouvoirs, au moins, on sera là."

Plus j'y pense et plus je me dis que tout ça doit me faire passer pour un abruti de service et par extension l'air de rien, comme si j'appelais ma maman à l'aide. Même mes tentatives de faire passer ça sur le compte du 'C'est pour toi que je dis ça', ça me semble pas crédible. Finalement, je m'arrête de parler, je lui montre mes pauses en signe de reddition et je conclus.

"Juste. Ce que j'essaye de te dire, c'est que tu peux rester ici. Si tu le souhaites. Ca sera pas un problème."

Et je laisse mes mains retomber sur mes genoux. C'était pas prévu au programme... Mais j'espère que c'est pas gâché.




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No, you get off of all this, don't you?
Cheating death... Or not.
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[Eric & Camille] Freaks, geeks & a ginger
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